19 octobre 2006

Les compagnies pétrolières mentent sur leurs réserves : l'exemple de Prudhoe Bay 2

Continuons sur le chapitre 17, où Lindsey Williams nous apprend qu'en plus de Gull Island, un autre endroit du North Slope de l'Alaska s'est révélé riche en pétrole, les alentours de la rivière Kuparuk, à environ 20 km à l'ouest de Prudhoe Bay :

Chapitre 17 : Si Gull Island ne vous a pas stupéfié, ceci le fera !

Gull Island a tout simplement prouvé ce que les compagnies pétrolières ont cru depuis un certain temps. Ca a authentifié les résultats sismographiques. Le test sismographique a indiqué qu'il y a autant de pétrole brut sur ce versant du nord de l'Alaska qu'en Arabie Saoudite. Puisque la découverte de Gull Island s'est avérée seismographiquement correcte, alors les autres tests sont corrects également. Il y a des centaines de miles carrés de pétrole sous le North Slope (versant nord) de l'Alaska.

Pour clarifier ce que je suis sur le point de dire, laissez moi d'abord resouligner que le gouvernement a permis aux compagnies pétrolières de forer et de prouver beaucoup d'emplacements (plus tard il leur a fait couvrir les puits et garder le secret de la preuve des découvertes), mais il ne leur a pas permis de produire à partir des puits. C'est pourquoi je me suis référé (ci-dessous) à un certain nombre de puits ayant été forés (après avoir quitté le North Slope). La seule production autorisée se trouve sur un petit secteur du North Slope.

Gull Island (l'île de la mouette) est située à cinq miles du rivage de Prudhoe Bay. Elle se situe en mer de Beaufort.

La structure chimique du pétrole à Gull Island est différente de celle du pétrole dans le champs de Prudhoe Bay et la pression du champ est différente, montrant que c'est une réserve de pétrole totalement différente de celle de Prudhoe Bay.

Le puit de Gull Island a produit 30.000 barils de pétrole par jour à travers un conduit de 3 1/2 pouces à 900 pieds (300 mètres).

Trois puits ont été forés, prouvés, et couverts à Gull Island. Le puit de la rive a également touché le gisement de pétrole de Gull Island (on peut l'affirmer grace à la structure chimique). Sur quarante miles à l'est de Gull Island, il n'y a pas eu un seul trou foré qui se soit révélé vide , bien que de nombreux puits aient été forés. Ca montre bien l'immensité de la taille du champ.

La découverte du pétrole de Gull Island est encore plus grande que le champ de Prudhoe Bay, qui produit actuellement plus de deux millions de barils de pétrole toutes les vingt-quatre heures.

Où est la crise énergétique ? Elle n'est sûrement pas sur le versant nord de l'Alaska ; donc elle doit être seulement à Washington, D.C !

Maintenant, juste au cas où Gull Island ne vous impressionnerait pas, essayez ceci pour la taille ! Tout récemment, juste à l'ouest de Gull Island, le gisement de pétrole de Kuparuk a été foré.

A nouveau , c'est un réservoir de pétrole totalement séparé du champ de Prudhoe Bay ou du champ de Gull Island. La composition chimique du champ et la pression du champ est différente des autres, s'avérant ainsi être un réservoir de pétrole totalement différent.

Dans un secteur entièrement différent du North Slope que le secteur de 100 milles carrés du champ de Prudhoe Bay, le champ de Kuparuk est d'environs 60 milles de long par 30 milles de large et contient approximativement la même quantité de pétrole que le champ de Prudhoe Bay.

Le pétrole dans le domaine de Kuparuk est à une profondeur de 6.000 pieds (2 km) et il y a 300 pieds de sable de pétrole. La pression du champ est de 900 livres à la tête du puit, et des puits de test ont vu jaillir 900 barils par jour à la pression d'écoulement normal.

On prévoit que 800 à 1.400 puits seront forés dans le champ de Kuparuk.

Kuparuk à 20 km au nord ouest de Prudhoe Bay

De 1973 à 1980, on nous a continuellement dit que l'Amérique était en plein milieu d'une crise énergétique majeure. Pourtant, aucune production de pétrole n'a été autorisée sur le champ de Kuparuk. Ce n'est qu'en 1981 qu'on a finalement accordé la permission de produire. Pourquoi ce délai, s'il y avait vraiment une crise ?

La raison pour laquelle Mr. X a affirmé qu'il y a autant de pétrole brut dans le versant nord de l'Alaska que dans toute l'Arabie Saoudite est que les compagnies pétrolières ont foré partout dans ce versant nord et ont démontré qu'il y a beaucoup de pétrole à cet endroit, mais encore une fois, elles ont seulement le droit de produire à partir du petit secteur.

Le North Slope représente tout ce qui se trouve au nord des Brooks Montains en Alaska. Prudhoe Bay est une très petite partie de cet énorme secteur (rappelez vous juste de la taille de l'Alaska, comme nous avons illustré plus tôt dans le livre).

Après que la première édition de ce livre ait été imprimée, beaucoup de gens ont demandé des données techniques supplémentaires. Ce chapitre supplémentaire est un résultat de ces demandes...

...Probablement avez vous entendu déclarer que le pétrole brut d'Alaska a un taux de soufre si important qu'il ne peut pas être raffiné par la plupart des raffineries de pétrole aux États-Unis. On nous dit que c'est la raison pour laquelle le pétrole d'Alaska n'aide pas à résoudre la crise énergétique de l'Amérique. C'est également l'excuse qui est employée pour ne pas exporter le pétrole brut d'Alaska vers d'autres pays. On a également signalé que les principales compagnies d'énergie disent même cela à leurs clients (dans les insertions de leur relevé mensuel), en utilisant ça pour justifier leur besoin pour une augmentation de taux.

Bien, voici une statistique qui devrait réduire au silence ces fausse affirmations et envoyer promener cette fausse excuse qu'il y a trop de soufre dans le brut d'Alaska. Le 11 août 1980, une analyse du pétrole brut de Prudhoe Bay, qui coule dans le pipeline de pétrole Trans-Alaska, dit ceci :

Contenu en soufre - 0.9%

Point d'inflammabilité du pétrole - 35 °F

Contenu en cire - 6%

Contenu en asphalte - 2%

La température de gel du pétrole brut (mieux connue sous le nom de point de congélation) - 15 °F

La teneur en soufre du pétrole d'Alaska de Prudhoe Bay est basse par rapport au pétrole d'autres sources aux États-Unis, aussi bien que de beaucoup de pétroles étrangers.

Le pétrole d'Alaska à Prudhoe Bay peut être raffiné par n'importe quelle grosse raffinerie en Amérique sans dommages écologiques.

Ca signifie, donc, que l'excuse largement publicisée d'une teneur trop élevée en soufre n'est tout simplement pas vraie. Par conséquent, c'est juste un lien de plus dans la chaîne des faussetés que nous Américains, sommes invités à croire.

Une crise énergétique ? ? ? ? ? ?


16 octobre 2006

Les compagnies pétrolières mentent sur leurs réserves : l'exemple de Prudhoe Bay

Un prêtre baptiste du nom de Lindsey Williams, qui officiait à Prudhoe Bay à la fin des années 70 en tant qu'aumônier, a eu la chance d'être considéré par la direction comme un manager. Il a donc eu accès à de nombreuses données et a pu parler avec les responsables du site. Ceux-ci ne se méfiaient apparemment pas. Et donc, ils lui ont avoué bien des choses. Choses qu'il a ensuite répétées dans un livre intitulé : "The energy non-crisis", paru en 1980.

Ce que nous apprend Lindsey Williams, c'est qu'en réalité, la zone du north slope (versant nord) de l'Alaska, où il y a du pétrole, est largement plus grande que ce qui est officiellement dit. Il y aurait en fait de nombreux gisements aussi riches que celui qui est actuellement en production à Prudhoe Bay. Toute cette zone serait plus riche en pétrole que l'Arabie Saoudite. En l'exploitant, les USA n'auraient plus besoin d'importer du pétrole (cela dit, il n'en ont bien sur déjà pas besoin, puisque, hors Alaska, ils ont certainement des capacités de production très largement supérieures à celles annoncées officiellement).

Voici quelques extraits du livre de Lindsey Williams. Le début du livre parle surtout de la vie de Lindsey Williams sur le site de Prudhoe Bay. Donc, ce n'est pas ce qui nous intéresse ici. C'est dans les chapitres 16 et 17 que les choses deviennent intéressantes. Dans le chapitre 16, il nous parle de la découverte du gisement de Gull Island. Voici des extraits du chapitre en question.

Chapitre 16 : Gull Island va vous stupéfier.

Pendant que le vent transportait cet énorme nuage noir de plus en plus loin vers le nord, celui-ci brulait violemment et sembla tourner vers un noir plus profond encore. Le manager de l'ARCO semblait être dans un état d'excitation dans lequel je ne l'avais jamais vu auparavant. Il était exalté et pouvait à peine se contenir. Il ne se comportait pas comme ça habituellement… ce n'était pas sa nature.

« Ca doit être grand ! » hurla-t-il. « Quelque chose d'excitant doit se produire. Peut-être s'agit-il d'une autre grande découverte. » Il regarda et observa, et continua à regarder - il se tenait là comme s'il a avait été gelé, mais il était trop exubérant pour geler. C'était comme si nos mains étaient engourdies parce que nous ne pouvions simplement pas cesser d'observer la taille de ce grand feu, ni ne pouvions arrêter l'excitation provoquée par ce que nous regardions. Enfin il regarda à nouveau vers moi et dit, « Aumônier, je pense nous nous avons carrément trouvé quelque chose de phénoménal - quelque chose que nous avons cherché pendant longtemps. Allons, vite ! Allons de nouveau à la base regarder les données techniques. Voyons ce que nous pouvons découvrir au sujet des statistiques. Aumônier, je pense que tout ceci va être passionnant ! »

... Ainsi sommes nous retournés très rapidement à la base et sommes allés dans le bureau. Il n'a pas hésité un seul instant à me montrer ce qui avait été prouvé. Il sortit les statistiques, me montra les papiers, et me laissa voir la preuve de la trouvaille. Il alla d'un endroit à l'autre ce jour là, avec de l'excitation dans sa voix lorsqu'il dit à quelques responsables de venir et regarder. Les trois ou quatre responsables qu'il avait appelés se rassemblèrent pour voir ce qui s'était produit à Gull Island (l'île de la mouette).

Tout le temps, j'essayais de mon mieux de découvrir de quoi il retournait au niveau des détails, parce qu'après tout, je ne connaissais pas tous les termes qu'il employait. J'étais un non initié, et en tant que profane et aumônier, je ne comprenais pas certaines des données dont ils parlaient, donc, je ne peux pas les présenter ici. Ils étaient si occupés et excités qu'ils n'eurent pas le temps de m'expliquer les points techniques. Cependant, je pourrais dire par l'excitation qu'ils montraient, et la manière dont ils s'exprimaient, que quelque chose d'important s'était produit.

Après que chacun soit parti du bureau, ce responsable de la compagnie pétrolière me dit, « aumônier, nous venons juste de découvrir et de prouver l'existence d'une autre réserve de pétrole aussi grande et peut-être même encore plus grande que le champ de Prudhoe Bay. C'est phénoménal, au delà des mots. » Il ajouta, « il n'y a aucune crise énergétique. Maintenant, nous pouvons construire un deuxième pipeline - puisque maintenant, ce n'est plus seulement 2 millions de barils de pétrole toutes les 24 heures que nous pouvons produire, mais 4 millions de barils de pétrole toutes les 24 heures. Aumônier, en tant que responsable de cette compagnie pétrolière, c'est ce que nous voulions. »

Alors soudainement l'excitation s'effaça de son visage pendant qu'il regardait à nouveau vers moi et il dit, « J'espère que le gouvernement Fédéral ne posera aucune difficulté supplémentaire à cause du fait que c'est situé tout au bord du secteur où nous avons le droit de produire. » Alors il regarda à nouveau en arrière et dit, « aumônier, si on nous obtenons l'autorisation de produire, nous pouvons construire un autre pipeline, et l'année prochaine, nous pourrons inonder l'Amérique avec du pétrole d'Alaska, notre propre pétrole, et nous n'aurons plus à nous inquiéter des Arabes. Nous ne dépendrons plus d'aucune nation sur terre. Aumônier, s'il y a deux réserves de pétrole aussi grandes, il y en a plein, des douzaines de puits de pétrole partout sur ce coté du nord de l'Alaska. » Il baissa la voix et dit, « aumônier, l'Amérique est tout simplement devenue indépendante du point de vue énergétique. » Je dois répéter que… ce haut fonctionnaire de l'ARCO a déclaré, « l'Amérique est tout simplement devenu indépendante du point de vue énergétique. »

Je ne pense pas avoir jamais vu un homme ainsi excité que cet homme l'était ce jour là, lorsqu'il m'a expliqué cette trouvaille à Gull Island.

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Prudhoe Bay

Détails sur Prudhoe Bay : Il s'agit d'un gisement découvert en 1968 et mis en exploitation en 1977 suite à l'ouverture, cette année là, du pipeline (Trans-Alaska Pipeline) reliant ce gisement à la cote sud à Valdez. Il s'agit du plus gros gisement estimé des USA (ce qui ne signifie rien, évidemment, puisque les estimations sont toutes mensongères). Jusqu'en 1988, le gisement produisait dans les 2 millions de barils par jour. Depuis, la production a baissé progressivement jusqu'à 1 million de barils par jour. Il y a 5 satellites (gisements de plus petite taille) rattachés à son infrastructure.

L'île de Gull Island se trouve à seulement 5 km au nord de la cote de Prudhoe Bay.

Gull Island (rond rouge)

Détail intéressant. On a réinjecté le gaz extrait. Soi-disant, ça permet de maintenir la pression et donc, de mieux exploiter le puit. Mais, on peut se demander si, au contraire, à terme, ce n'est pas un excellent moyen de faire baisser la production pétrolière d'un gisement. Dans la mesure où le gaz doit se positionner au dessus de la réserve de pétrole, il est possible que ça entraine une diminution progressive de la production de pétrole, celui-ci étant partiellement bloqué en dessous. Au départ, probablement qu'effectivement, ça augmente la pression, et que, la proportion de gaz par rapport au pétrole n'étant pas trop importante, ça a une action positive. Mais probablement que rapidement, l'action devient beaucoup plus négative que positive. Evidemment, il n'y a pas besoin de ça pour faire baisser la production. Il doit suffire de fermer plus ou moins les vannes. Mais, ça peut être un moyen de faire passer la baisse de production pour un évènement naturel.

07 octobre 2006

Une bourse européenne du pétrole en euros

Un des signes (parmi d'autres) que nos dirigeants sont corrompus jusqu'à la moelle, c'est que, évidemment, pas un n'a eu l'idée de proposer une bourse du pétrole en euros.

Pourtant, ça tombe sous le sens. C'est même le B.A.BA de la politique économique. On pourrait alors faire la même politique économique que les USA, à savoir, payer le pétrole dans une monnaie qu'il ne nous coute rien de donner, et manipuler la valeur de l'euro en fonction de nos besoins économique. Par ailleurs, la puissance de l'euro progresserait évidemment d'autant (et celle du dollar baisserait), puisqu'une partie importante du commerce international est constitué d'achat de pétrole.

Autant, tant qu'on était dans un système monétaire avec des monnaies nationales, on comprenait qu'aucune n'ait une puissance suffisante pour qu'il y ait une bourse du pétrole dans une autre monnaie que le dollar. Mais depuis qu'il y a l'euro, là, on peut le faire. En fait, ce projet aurait du être dans les valises du parlement européen, ou de la commission européenne bien avant la généralisation de l'euro. Et la bourse en question aurait du être en place le jour même où l'euro a été généralisé, soit, le 1er janvier 2002. Le fait que ça n'ait pas été le cas, et qu'en octobre 2006, il n'y ait toujours même pas l'ombre d'un début de projet montre bien que le pouvoir européen ne veut surtout pas d'une bourse du pétrole en euros.

Tout ça alors qu'on a parlé d'une bourse du pétrole en euros proposée par l'Iran (finalement bidon, mais l'important, c'est qu'on en ait parlé). Mais de la part de l'Europe, qui est pourtant concernée au premier chef, rien. Ca ne vous semble pas bizarre ?

Bien sur, le problème, ce n'est pas que les dirigeants européens n'en ont pas eu l'idée. C'est surtout qu'ils font partie d'un pouvoir plus global, et que les USA étant le bras armé de cette clique internationale qui nous gouverne, il n'est pas question de l'affaiblir en créant une bourse du pétrole en euros.

02 octobre 2006

Où trouver du pétrole en France ?

Où trouver du pétrole en France ? Où devrait-on chercher, si, demain, on n'était plus bloqué par la corruption des pouvoirs politiques français ?

A mon avis, on en trouverait dans les endroits suivants (les cercles rouges).


Cliquer sur l'image pour l'agrandir

On en trouverait très probablement en off-shore (zones 1, 2 et 3). Ben oui, vu qu'on trouve du pétrole en mer du nord en énormes quantités, on se demande bien pourquoi on ne cherche pas de pétrole off-shore sur les cotes françaises. Et ce, particulièrement, dans la manche. C'est tout près de la mer du nord, et, par un malheureux hasard, on n'y trouve pas de pétrole (enfin, on ne veut pas en trouver. Faudrait pas que la France devienne indépendante en pétrole). Comme c'est dommage.

Ensuite, il faut chercher aux endroits où on trouve déjà du pétrole en France.



On voit qu'on en trouve dans le bassin Aquitain et dans le bassin parisien. On peut penser qu'il y en a certainement de grosses quantités plus profond. Donc, il faut creuser plus profond dans les zones 4 et 5.

Enfin, vu que les scientifiques russes du pétrole abiotique ont l'air de dire que là où il y a des failles sismiques, on trouve en général du pétrole, et que les régions Bretagne et Sud-est de la France sont soumises un peu plus que les autres régions à des tremblements de terre, on peut penser qu'il devrait y avoir du pétrole dans ces zones. Donc, il faut chercher aussi dans les zones 6, 7 et 8.

D'ailleurs, comme par hasard, quand on regarde les zones où on a cherché du pétrole en France, on a cherché dans les zones les moins sismiques : l'Aquitaine, et le bassin parisien. De là à penser qu'on l'a fait exprès pour ne rien trouver, il n'y a qu'un pas que je franchis allègrement.

Mais bien sur, vu que la théorie officielle dit qu'il faut chercher dans les bassins sédimentaires et que l'Aquitaine et la région parisienne sont des bassins sédimentaires, les pétroliers qui ont cherché là sont inattaquables quant à leur honnêteté. Ben oui, ils ont cherché aux endroits où la théorie leur recommandait de chercher. Donc, il peuvent jouer les innocents et dire qu'ils étaient de bonne foie et que s'ils n'ont pas cherché ailleurs, c'est qu'ils n'imaginaient pas du tout qu'il y aurait du pétrole ailleurs en France. Les gros malins.

On en a quand même trouvé. Alors, on pourrait se dire que c'est un manque de bol pour les différents pouvoirs qui veulent qu'on ne trouve pas de pétrole en France. Mais, comme on n'a quasiment rien trouvé, ça ne change rien. Et puis, ça permet de dire qu'on a cherché (ben oui, puisqu'on a trouvé, c'est qu'on a cherché). Avoir cherché un peu, ça permet d'extrapoler et de dire qu'on a cherché partout (vu que les gens ne peuvent pas vérifier, il n'y a pas de risque). Et comme on a cherché et qu'on n'a pas trouvé grand chose, on peut dire que c'est parce qu'il n'y a quasiment rien en France. Donc, loin d'être un manque de bol, le fait d'avoir trouvé quand même un petit quelque chose est très intéressant, parce que ça permet de clore de débat sur la présence du pétrole en France.

Enfin, on peut se demander aussi si on n'en trouverait pas dans le nord. Vu qu'on a trouvé du charbon, et qu'il y a des mines de charbon déjà creusées, il serait intéressant de creuser à partir du fond de la mine, pour voir s'il n'y a pas de pétrole plus bas. On aurait déjà gagné quelques centaines de mètre de forage.

Mais bon, la liste n'est pas exhaustive. Ce sont juste les endroits où on a le plus de probabilités de trouver du pétrole.

15 septembre 2006

Mettre à bas le pouvoir des compagnies pétrolières et du pouvoir anglo-saxons sur le pétrole

Les compagnies pétrolières et les gouvernements anglo-saxons nous arnaquent donc sur le prix du pétrole et sur sa rareté depuis bien trop longtemps. Et ils ont également beaucoup trop de controle sur sa production et sa distribution, donc, sur le marché de l'énergie en général. Ce qui introduit une menace permanente sur nos approvisionnements en énergie et donc, tout simplement sur notre indépendance aussi bien économique que politique. Il est temps que cela cesse.

Mais, comme les gouvernements anglo-saxons ont partie liée avec les compagnies pétrolières anglo-saxonnes, il est évident que rien ne viendra d'eux. Ils ne vont pas nous donner ce pouvoir et cette richesse. Par ailleurs, de nombreux gouvernements occidentaux sont les jouets de l'influence anglo-saxonne, voir leur partenaire.

Donc, avant de proposer des solutions ou de faire la liste des espoirs de changements possibles, il faut avoir conscience que de ces faits, qui ramènent à zéro aussi bien la probabilité de réussite de la plupart des stratégies pour libérer la production du pétrole que les différents espoirs de changements. Ce qui conduit à distinguer entre les propositions et espérances naïves et les propositions et espérances ayant un minimum de chance d'aboutir.

Donc, conscients de ça, voyons quelles possibilités s'offrent à nous.

Premier espoir naïf, espérer que le gouvernement américain éclatera les compagnies pétrolières américaines en plusieurs entités pour lutter contre la concentration énorme du secteur (plus que 2 ou 3 grosses sociétés internationales désormais). Puisque les gouvernements anglo-saxons travaillent la main dans la main avec les compagnies pétrolières, il est évident qu'il y a pour le moment, peu de chance que ça arrive.

Mais surtout autre espérance naïve à l'intérieur de la première, espérer que l'éclatement des trusts en plusieurs sociétés changerait la moindre chose au problème global. La concentration du secteur est un problème, mais pas LE problème. Ca ne règle pas le problème fondamental qui est que le pouvoir étatico-économique anglo-saxon controle une bonne partie de la production (également via des pantins politiques dans divers pays producteurs), une partie encore plus grande de la production échangée à l'international, et une part également très importante de la distribution et qu'il manipule ainsi les prix et menace l'indépendance énergétique des pays récalcitrants. Bref, tout semblant d'action anti-trust contre les compagnies pétrolières anglo-saxonnes ne serait que de la poudre aux yeux. Les nouvelles compagnies fonctionneraient de concert comme maintenant (et comme il y a 30 ans, quand le secteur était moins concentré). Il suffit de se souvenir des chocs pétroliers de 1974 et 1979. Le secteur était loin d'être aussi concentré que maintenant. Et pourtant, les prix ont été manipulés sans problème.

En fait toute espérance reposant sur une initiative venant des gouvernements anglo-saxons eux-mêmes est naïve.

Une autre espérance naïve serait de faire reposer nos espérances sur des actions venant des pays européens qui semblent plus ou moins opposés à l'influence des pays anglo-saxons, en particulier, les deux piliers de l'Europe : la France et l'Allemagne. Il est clair que ces deux pays sont de plus en plus noyautés par le pouvoir anglo-saxon et se tournent de plus en plus vers l'atlantisme. On ne parle pas de l'Italie et de l'Espagne, qui ont montré leur allégeance au pouvoir anglo-saxon lors de la guerre d'Irak, ni des nouveaux pays intégrés à l'Europe, comme la Pologne, qui ont été nombreux à faire allégeance également.

D'ailleurs, aucun pays d'Europe n'a parlé, et, à l'intérieur des pays européens, aucune force politique n'a apparemment fait la proposition de la création d'une bourse du pétrole en euro. Proposition qui tombe tout de même sous le sens ; qui est le B.A.BA de l'action politique et économique. Ce qui en dit long, soit sur le degré de corruption de nos élites vis à vis du pouvoir anglo-saxon, soit sur le fait qu'ils travaillent main dans la main avec ceux-ci et qu'il s'agit plus ou moins d'un seul et même pouvoir.

De même espérer qu'une action vienne des compagnies pétrolières non anglo-saxonnes est un rêve qui se révèlera vain. De nombreuses compagnies pétrolières non anglo-saxonnes ont partie liée avec celles-ci. Dans la mesure ou ces dernières sont arrivées les premières sur les grands gisements, ou se les sont appropriés lors de guerres, les autres compagnies pétrolières internationales n'ont eu que des miettes. Du coup les compagnies pétrolières anglo-saxonnes ont du leur laisser quelques places intéressantes. Mais, pour obtenir ces gisements, ces compagnies ont du accepter de devenir en partie les vassales des compagnies anglo-saxonnes. Du coup, elles ne peuvent pas bouger d'un iota. Sinon, adieu les concessions accordées. Par ailleurs, comme le pouvoir militaire des pays anglo-saxons est très grand, ainsi que celui de leurs services secrets, les compagnies pétrolière non anglo-saxonnes savent que si elles avaient des vélléités d'indépendances, elles seraient rapidement soumises à des "problèmes". Donc, il ne faut rien attendre de la part des compagnies internationales non anglo-saxonnes.

On peut également espérer que les pays producteurs sous influence US et GB s'en libèrent. Il semble qu'il y ait des mouvements du coté du Vénézuela avec le président Chavez, qui cherche à rallier d'autres pays dans un mouvement visant à contrer l'influence US. L'Iran semble indépendant du pouvoir US. Et la Russie produit de plus en plus de pétrole et Poutine a réussi à faire reprendre le controle du pétrole russe aux compagnies nationales. Mais, compter sur ça serait assez risqué. Les USA peuvent faire pencher la balance à nouveau de leur coté en assassinant Chavez. Il veulent envahir l'Iran. Et la Russie a été à deux doigts de voir son industrie pétrolière être entièrement captée par le pouvoir économique anglo-saxon via les oligarques avant que Poutine ne reprennent en main le secteur. Et puis, à nouveau, tout ça nous maintient toujours dans l'état de clients des pays producteurs. Et rien ne dit que ceux-ci, une fois indépendants, ne reprendraient pas en partie la politique des compagnies internationales de faire payer le pétrole au prix fort.

Enfin, il y a l'espoir de la découverte d'une énergie (autre que le pétrole) gratuite (ou très bon marché), illimitée, non polluante, produite facilement et facilement utilisable. Bref, un espoir reposant sur le progrès scientifique. Ce serait la meilleure solution. Ca aboutirait exactement au même résultat que le fait que le pétrole soit abiotique. Et même mieux, si n'importe qui peut la produire, qu'elle est quasi illimitée et non polluante. Mais, pour le moment, à part des effets d'annonces, on ne voit rien venir. Il y a régulièrement des déclarations de découvertes de systèmes de production d'energie libre, mais, rien de concret au final. Les systèmes surunitaires, l'énergie du vide, la fusion froide, etc..., tout ça ne donne pour l'instant rien de concret concernant la disponibilité d'une énergie bon marché et illimité.

Donc, pour le moment, il y a une seule chose qui peut abolir le controle des pays anglo-saxons sur le pétrole ; c'est la production de pétrole partout sur terre, la connaissance de sa surabondance, et la création de compagnies nationales pour l'extraire et le distribuer. Bref, la reconnaissance que la théorie abiotique est vraie, sa mise en application, et ceci, via des compagnies nationales.

Mais, comme nous avons presque tous les gouvernements occidentaux contre nous, ça n'est pas gagné. Donc, la première chose à faire, c'est de répendre la théorie du pétrole abiotique. Et pour ça, il faut que le mensonge de la théorie officielle soit exposé et que la théorie du pétrole abiotique devienne trop connue pour que les compagnies internationales et les gouvernements puissent continuer à l'ignorer. Bref, pour le moment, la seule arme, c'est l'information.

Et vu que la quasi totalité des médias sont corrompus et complices des pouvoirs en place, cette information ne peut passer que par Internet.

25 mars 2006

La présence de pétrole dans le Golf du Mexique est illogique par rapport à la théorie officielle

Si on raisonne à partir de la théorie officielle de la formation du pétrole, la présence de pétrole dans le Golf du Mexique est complèment illogique.


En effet, selon la théorie officielle, le pétrole est présent parce qu'il est amené par la plaque tectonique maritime atlantique qui glisse sous la plaque continentale américaine.

Mais voilà, le Golf du Mexique est entouré par des terres un peu partout. Voici une vue plus large.


Donc, la plaque atlantique aurait glissé sous la plaque continentale américaine bien avant le Golf du Mexique. Et vu l'angle avec lequel, selon la théorie officielle, les plaques glissent les unes sous les autres (au moins dans les 45°), il y a bien longtemps que la plaque atlantique serait à des centaines de kilomètres de profondeur sous la plaque américaine. Et il y a bien longtemps que le pétrole serait remonté et aurait été bloqué sous une roche imperméable (on rappelle que pour le pétrole off-shore se situant au niveau de la République Démocratique du Congo, on en trouve à quelques dizaines de kilomètres seulement après le début de la plaque continentale). Donc, celui-ci devrait se trouver à droite de la Floride, de Cuba et de la République Dominicaine, et certainement pas dans le Golf du Mexique.

Et, bien sur, le pétrole ne peut pas venir du Golf du Mexique lui-même (de déchets d'algues, ou d'alluvions apportés par les fleuves). Parce que ce matériel biologique n'aurait pas pu être recouvert par une roche imperméable, comme dans le cas de la théorie des plaques tectoniques.

Donc, comment du pétrole aurait pu être formé là ? Avec la théorie officielle, c'est impossible. Alors qu'avec la théorie du pétrole abiotique, c'est tout à fait normal.

06 mars 2006

La théorie des climats contredit la théorie de la formation biotique du charbon

En discutant de la présence de charbon en mer du nord, quelqu'un voulant défendre la théorie officielle a posté un lien vers une carte bien intéressante. Bien intéressante puisqu'elle soulève encore un autre problème de la théorie officielle sur la formation du charbon.

Selon la théorie en vigueur, le carbonifère aurait été une période plutot froide, contrairement à ce qu'on pense d'habitude. Et la carte en question établie selon la théorie officielle, montre que toute la partie centrale et sud de l'Afrique aurait été prise sous les glaces. Idem pour l'Amérique du Sud.

Voici la carte en question, qui vient du site suivant ( http://www.scotese.com/late.htm ) :



Seulement, il y a du charbon un peu partout en Afrique. Et c'est l'Afrique du Sud qui, apparemment, a les plus grosses réserves d'Afrique. Or, l'Afrique du Sud, selon la carte, aurait du se trouver au carbonifère, pas loin du pôle sud. Et il y en a aussi un peu partout en Amérique du Sud.

Donc, apparait un gros problème. Si ces parties du mondes étaient prises sous la glace, il n'y aurait pas pu y avoir d'immenses forêts nécessaires à la formation de charbon. Et même, en supposant qu'il y en ait eu, comme tout aurait été gelé, elles n'auraient pas pu être recouvertes par des sédiments. Donc, d'où viendrait alors le charbon qu'il y a dans ces endroits là ?

Bien sur, la réponse logique de la part d'un partisan de la théorie officielle, c'est de dire que le charbon a été formé plus tard, quand l'Afrique et l'Amérique du Sud ont commencé à bouger vers le nord et que les températures ont été plus chaudes. Seulement, problème à nouveau. La théorie officielle dit qu'au carbonifère, il n'y avait pas de micro-organismes capables de décomposer les plantes. Eh oui, ils sont bien obligés d'expliquer par quel miracle les plantes mortes n'ont pas été décomposées et ont attendu patiemment sur le sol d'être recouvertes par des sédiments. Par contre, plus tard, ces micro-organismes existaient. Donc, on se retrouve face au problème de la décomposition des plantes avant recouvrement par des sédiments.

Donc, la théorie officielle des climats contredit la théorie de la formation biotique du charbon. Seulement, difficile pour elle de faire autrement. Parce que, à mon avis, cette théorie lui sert a expliquer l'importance des autres réserves de charbon. Elle explique la formation des énormes réserves de charbon se trouvant dans l'émisphère nord par le fait que ces zones là (Amérique du Nord, Europe, Chine), se trouvaient à l'équateur ou assez près de l'équateur. Elle ne pouvait donc pas dire que la période du carbonifère était très chaude. Sinon, comme les températures les plus chaudes sont à l'équateur, il y aurait eu d'énormes déserts dans les zones en question. Et alors, difficile d'expliquer la présence des forets. Il fallait donc dire que la période était plutot froide et qu'il y avait une témpérature idéale pour la formation de forêts à l'équateur.

Avec la théorie du charbon abiotique obtenu à partir du pétrole, forcément, on n'a pas tous ces problèmes. Climats chauds ou pas chauds, continent à tel endroit ou à tel autre, le pétrole remonte des entrailles de la terre et se transforme en charbon une fois arrivé près de la surface ou à la surface.

06 février 2006

Le problème de la profondeur des gisements de pétrole et de charbon

Voyons maintenant le problème de la profondeur à laquelle on peut trouver du pétrole et du charbon.

On peut trouver du pétrole à des profondeurs de quelques mètres jusqu'à des profondeurs de plus de 5 km. Et on peut trouver du charbon jusqu'à des profondeurs de plus de 3 km.

Ce qui pose la question de la façon dont le pétrole et le charbon ont atteint ces profondeurs.

Pour le pétrole, comme on l'a vu dans l'article précédent, la présence du pétrole près des cotes est expliquée par les plaques de subduction. Par contre, pour le pétrole présent dans les terres, la seule explication vient des lacs.

Premier problème, ça ne peut pas être un lac de montagne, mais seulement un lac de plaine. Sinon, il serait érodé avec la montagne.

Ca ne peut pas être un lac de plaine, comme on l'a vu, puisque, sinon, le pétrole suinterait, puisqu'il ne serait pas retenu par une roche imperméable.

Pour le charbon, la théorie est, comme on l'a vu par ailleurs, que des forets auraient été recouvertes de sédiments.

Seulement, on trouve du charbon jusqu'à des profondeurs de plus de 3000 mètres. Et les gisements s'étalent non seulement en longueur, mais également en hauteur. Il y a du charbon sur une profondeur continue. Donc, se pose le problème de savoir comment les plantes à la base du charbon se sont trouvées étalées sur 3000 mètres de haut.

Quatre possibilités : soit les plantes se sont trouvées dans une plaine qui était à l'époque à la même hauteur que les plaines de maintenant, soit elles se sont trouvées dans une plaine beaucoup moins haute que maintenant qui a été recouverte de sédiments, soit elles se sont trouvées dans une gorge, soit enfin elles se sont trouvées dans un creux qui a été progressivement comblé.

L'hypothèse d'une plaine qui aurait été à l'époque de même hauteur que les plaines de maintenant recouverte de sédiments par une montagne proche ne tient pas, puisque, dans ce cas, on aurait une nouvelle montagne, moins grande que la première. Or, on trouve du charbon dans des plaines qui s'étendent sur des centaines de kilomètres de long.

Prenons ensuite l'hypothèse d'une plaine beaucoup moins haute que les plaines de maintenant qui aurait été recouverte de sédiments.

C'est une hypothèse impossible. Parce que les gisements qu'on peut trouver actuellement se trouvent souvent sur des plaines s'étendant sur des centaines de kilomètres, voir des milliers de kilomètres. Donc, il aurait fallu des dizaines de plaines se trouvant à plus d'un kilomètre en dessous du reste de la grande plaine. On n'a jamais vu ça. Il aurait même fallu des différences de hauteur encore plus grande, puisqu'il aurait fallu que les plaines plus hautes (en fait, des montagnes du coup) égalisent leur hauteur au court du temps avec les plaines plus basse. Donc, on aurait eu des différences de hauteur de 3 ou 4 kilomètres. Impossible. D'autant plus que beaucoup de plaines en question (Belgique par exemple) sont à moins de 200 ou 300 mètres au dessus du niveau de la mer. Donc, les plaines encaissées en question se seraient trouvées à 2 kilomètres au dessous du niveau de la mer. Là encore, on n'a jamais vu ça.

Et puis, les plaines en question ce seraient transformées en lac, ou en mers intérieures du coté ou il y aurait eu de la pluie, et en désert, là ou les montagnes alentour auraient arrêté les nuages. Donc, il n'y aurait pas pu y avoir de fougères ou de forêts de conifères à ces endroits là.

Troisième hypothèse, celle d'une gorge. Problème. Une gorge c'est en générale assez pentu, souvent aride. Donc, il y a assez souvent assez peu d'arbres (même si ça n'est pas toujours le cas). Et puis, au fond d'une gorge, en général, il y a une rivière. Or, comme les plantes flottent, les arbres et fougères auraient été transportées par la rivière. Peut-être jusqu'à un lac, où, là aussi, elles auraient flotté.

Prenons enfin l'hypothèse du trou d'au moins 1 km de profondeur. Déjà, on ne voit pas comment un tel trou aurait pu se former, vu qu'on n'a jamais vu ça de nos jours. Donc, déjà, c'est une hypothèse à priori impossible.

Supposons qu'un tel trou ait existé, dans un trou aussi profond, rien ne pousserait (pas de lumière). Donc, d'où pourraient venir les plantes en question ? A priori, ça devrait être un trou vide. Ou alors, avec une quantité extrêmement faible d'arbres. Donc, impossible d'avoir du matériel biologique à transformer (en tout cas dans les quantités impliquées par la présence de dizaines de millions de tonnes de charbon).

Et puis, le problème du trou, c'est qu'il devrait être recouvert d'eau. Et les plantes, ça flotte. Donc, les sédiments auraient comblé le trou petit à petit sans jamais recouvrir les plantes.

Et puis, ça limiterait la surface de la zone en question parce qu'on voit difficilement des trous comme ça faisant des kilomètres de long. Au mieux, ça ferait dans les 200 ou 300 mètres de large. Or, les veines de charbon s'étendent sur des kilomètres.

Tout ça en supposant que le climat n'ai jamais changé localement durant des dizaines de millions d'années dans les divers endroits en question. Supposition nécessaire pour que les apports de plantes aient été continus, et donc, que les veines de charbon se soient étalées sur une hauteur continue.

Sinon, il y a la théorie de la formation du charbon près des cotes. On a vu ce qu'il fallait en penser dans un article précédent. Pour expliquer la profondeur des gisements de charbon, une théorie officielle suppose que les sols qui étaient recouverts par les sédiments s'enfonçaient petit à petit. Mais cette théorie de l'effondrement du sol sur lequel se serait fait le recouvrement par des sédiments est aussi absurde que les autres théories vues dans le présent article. Il aurait fallu que les plaines d'Europe se soient effondrées dans tous les endroits ou il y aurait du charbon. C'est absurde. Les plaines d'Europe, ce n'est pas comme les cotes maritimes, il n'y a pas de zone qui s'enfonce rapidement. Donc, on ne voit pas comment une zone en Europe se serait effondrée, puis aurait été recouverte de sédiments.

Donc, il n'y a absolument aucune raison que des plantes se soient retrouvées dans des profondeurs pareilles et étalées sur des hauteurs de 2000 ou 3000 mètres.

Par contre, l'explication du charbon abiotique formé à partir d'un pétrole abiotique qui suinterait du manteau terrestre explique la chose très logiquement. Le pétrole aurait filtré jusqu'à la surface s'étendant ainsi en hauteur. Et il se serait étalé en largeur également dans les diverses profondeurs de la roche.

20 décembre 2005

Critique de la théorie biotique de l'enfouissement du pétrole

La théorie officielle propose deux explications différentes pour la formation du charbon et du pétrole. Pour la formation du charbon, comme on l'a vu, des forêts de conifères et de fougères auraient été enfouies telles quelles soudainement sous des sédiments.

Pour la formation du pétrole, les théoriciens du pétrole biotiques ont été obligés de trouver autre chose. Dans la mesure où on en trouve en pleine mer, loin des forêts et des fleuves apportant des sédiments, le principe ne pouvait pas être le même. Donc, selon la théorie biotique, le pétrole se serait formé dans la mer et dans des lacs. Dans la mer, à partir d'un faible pourcentage d'algues et de plancton qui seraient tombés au fond (moins de 1 %), puis avec le mouvement des plaques tectoniques (subduction), la plaque maritime se serait retrouvée sous une plaque terrestre. Ainsi, avec les pressions importantes, les débris de plantes se seraient transformés en pétrole. Le pétrole étant liquide et plus léger que la plaque en question, le pétrole serait remonté vers la surface. Une certaine quantité se serait faite bloquer dans son ascension vers la surface par des couches imperméables, créant ainsi des poches de pétrole qui sont les gisements exploités actuellement.

Seulement, là aussi, cette théorie créée pour l'occasion pose plein de problèmes.

Déjà, premier problème, vu que la plaque tectonique va vers la terre, et vu que le pétrole est sensé avoir été créé il y a très longtemps, au carbonifère, les algues et plancton auraient été des algues et plancton de pleine mer. Seulement, il n'y a pas d'algues et de plancton en pleine mer. Dès qu'on s'éloigne un peu des cotes, la mer devient un vrai désert de vie. Donc, il n'y aurait pas eu assez d'algues et de plancton pour créer tout le pétrole.

Et puis, un autre problème, c'est que, jusqu'à nouvel ordre, les algues est le plancton flottent. Donc, on ne voit pas pourquoi il y aurait eu ne serait-ce que 1 % de ces plantes se retrouvant au fond de la mer. D'ailleurs, on ne sait pas si cette théorie a été vérifiée et si on a bien une couche de débris végétaux de dizaines ou de centaines de mètres d'épaisseur dans le fond des mers.

A priori, il devrait y en avoir beaucoup plus de débris là ou il y a beaucoup de vie, c'est à dire, près du bord. Or, quand on se baigne dans la mer ou dans des lacs, on n'enfonce pas ses pieds dans une couche de débris de plante, mais plutôt dans du sable ou sur des rochers. D'ailleurs, on ne sait pas si la théorie a été vérifiée. Les atolls du genre Tahiti qui sont pourtant remplis de vie ne sont pas des cloaques envasés, mais des endroits avec un magnifique fond de sable. Alors, on me dira que ce n'est pas pareil puisque dans le fond des océans, il n'y a pas d'animal pour recycler ce matériel végétal. Oui, mais, le problème, c'est que la présence d'une couche très épaisse de débris végétaux dans le fond des océans suppose une accumulation. Et une accumulation suppose un apport régulier de nutriments. Donc, on ne voit pas pourquoi, dans un lagon ou sur le bord de mer ou le bord d'un lac, il n'y aurait pas accumulation aussi. Or, on ne la constate pas cette accumulation. Les lacs ne sont pas eutrophiés et il n'y a pas de couche de débris dans le fond.

Ensuite, même en supposant que ça se soit passé comme le dit la théorie biotique, une fois au fond, ça n'aurait pas été recouvert par des sédiments, puisque trop loin des côtes. Donc, ça aurait eu tout le temps d'être détruit, éparpillé. En tout cas, il y aurait eu tout un temps ou l'épaisseur de végétaux n'aurait pas été recouverte par des sédiments, et donc, n'aurait pas pu se transformer en pétrole. Le recouvrement aurait été fait près des cotes.

Et encore, il n'y a que les fleuves qui charrient des sédiments. Autrement, la terre ne déverse pas de sédiments. Donc, ça limite très fortement les zones où il peut y avoir recouvrement par des sédiments et ça limite fortement la quantité de sédiments en question. Et même les fleuves doivent déverser leurs sédiments seulement très près des cotes, pas à des centaine de kilomètres de là.

Ensuite, en supposant que des sédiments aient quand même recouvert les morceaux d'algues et de plancton, il s'agit de 1 % d'une très faible quantité de plantes, bref, des débris éparpillés, probablement souvent de très petite taille. Normalement, une fois dans la terre, ça aurait du se fossiliser, pas se transformer en pétrole.

Mais supposons que tout ce soit déroulé selon les hypothèses de la théorie biotique. Les débris végétaux sont tombés au fond des océans, ils ont été recouverts de sédiments sans se fossiliser. On en arrive au problème du transport de ces débris via le mouvement de la plaque tectonique qui se dirige vers la terre.

Pour le pétrole off-shore, premier problème, on peut supposer que la couche de sédiment n'est pas assez importante pour que la pression transforme les débris de végétaux en pétrole. Donc, il faut que la plaque maritime passe sous la plaque terrestre pour que la pression devienne suffisante pour que la transformation se fasse. De toute manière, si les débris se transformaient en pétrole avant de passer sous la plaque continentale, celui-ci remontrait avant qu'il y ait une couche de roche pouvant servir de poche imperméable et tout le pétrole serait perdu.

En plus, on ne voit pas pourquoi ce qu'il y a au dessus de la roche s'enfonçant s'enfoncerait aussi. Vu que les deux plaques sont collées l'une à l'autre, les sédiments et la couche de débris végétale devraient être raclés et s'accumuler à la jonction des deux plaques tectoniques. Ce n'est pas parce que c'est juste au dessus de la roche de la plaque tectonique que ça fait partie de celle-ci.

Et aussi, dans la mesure où la plaque terrestre se trouvant sous l'eau est souvent à moins de 200 km de la terre, et que la plaque maritime glisse assez rapidement (toute proportion gardée) sous elle, il y a un problème de timing. Il n'y aurait pas eu assez de temps pour que les débris se transforment en pétrole. Surtout pour le pétrole off-shore. La plaque tectonique progresse vers la terre d'environs 5 à 10 centimètres par an. Si le pétrole off-shore est trouvé par exemple à 20 km des cotes, ça veut dire que le pétrole a été formé en 1.800.000 ans (Il a été formé à 180 km des cotes. avec une progressions de 10 cm/an, il a fallu 1.800.000 ans pour faire ces 180 km). Donc, il s'agirait de pétrole formé il y a moins de 2 millions d'années. Bien sur, les débris viennent de plus loin (de 2000 ou 3000 km). Mais comme ils n'auraient pas pu se transformer en pétrole avant (pas de sédiment et de plaque tectonique pour les recouvrir, et obligation d'une plaque tectonique pour servir de réservoir), ils ont forcément été transformés une fois sous la plaque tectonique. Donc, la théorie disant qu'il aurait fallu 60 millions d'années pour que le pétrole se forme est clairement battue en brèche.

Mais la plaque terrestre peut-être encore moins éloignée que ça des cotes. Si on prend le pétrole off-shore se trouvant au niveau de Kinshasa (République Démocratique du Congo, ex Zaïre), la plaque terrestre semble se trouver à moins de 100 km de la cote (peut-être même 50 km). Donc, le pétrole trouvé aurait été formé en moins de 1 million d'année et peut-être même moins de 500.000 ans. Problème, les champs de pétrole se trouvent jusqu'à 100 km de la cote. Donc, tout au bord de la plaque terrestre. Bref, le pétrole n'aurait pas eu le temps de se former. Et puis, si la plaque terrestre est si près de la cote, on devrait trouver du pétrole essentiellement sur la terre ferme. La partie off-shore ne devrait représenter qu'une minorité du pétrole présent dans cette zone. Ce qui n'est pas le cas.

Seulement, pour faire un petit aparté, c'est plus facile d'arnaquer ces pays-là avec du pétrole off-shore. Ils n'ont même pas de bateaux pour aller vérifier la production. C'est alors facile de déclarer une production inférieure à celle réelle et d'avoir donc du pétrole garantie 100 % taxe-free. Donc, tant qu'à faire, les compagnies pétrolières préfèrent développer le pétrole off-shore que le pétrole sur la terre ferme.

Ensuite, il y a le problème du pétrole continental. Selon les modèles, la plaque s'enfonce très rapidement dans les profondeurs terrestres. Donc, le pétrole se trouverait rapidement dans des zones ou se trouverait du magma. Donc, le pétrole continental ne pourrait pas venir du pétrole formé au fond de la mer.

Pour palier au problème présenté ci-dessus, les théoriciens ont émis l'idée que le pétrole terrestre viendrait des lacs ou de mers intérieures. Seulement problème : comment les débris végétaux auraient pu être recouverts d'une couche de roche suffisamment importante pour entraîner la formation de pétrole, puisque là, il n'y a pas de zone de subduction ? Les sédiments n'auraient pas été suffisants. Et de toute manière, ils auraient laissé passer le pétrole, puisqu'il n'y aurait pas eu de roche imperméable empêchant le pétrole de passer et permettant ainsi de faire des poches de pétrole. Tout le pétrole serait donc remonté à la surface (selon la théorie biotique) et se serait perdu.

Et puis, de toute façon, en ce qui concerne les lacs, leur profondeur est bien moins importante que celle d'une mer. Donc, les débris de plantes allant vers le fond seraient recyclés par les animaux vivant dans le lac. Bref, le seul moyen, selon la théorie biotique, pour avoir du pétrole terrestre ne tient pas.

Donc, pour le problème de l'enfouissement du pétrole aussi, la théorie biotique est pleine de trous, de bizarreries, de légèretés, d'incohérences, qui ne la rendent absolument pas crédible.

05 décembre 2005

Critique de la théorie biotique : le recouvrement des forêts par les sédiments

Selon la théorie biotique du charbon, celui-ci s'est formé à partir de forêts de pins et de fougères du carbonifères qui auraient été régulièrement recouvertes par des sédiments. Des sédiments auraient recouvert une première fois la zone, puis une deuxième fois, etc... aboutissant ainsi à des couches de charbons différentes.

Seulement, cette théorie de la formation du charbon ne tient pas.

Elle ne tient pas parce que un tel système de recouvrement ne peut pas avoir existé. A piori, tout cela a du se passer en plaine. Les sédiments ne peuvent être amenés là que par l'eau. Le problème c'est que s'il s'agit de forêts, jusqu'à nouvel ordre, ça ne pousse pas les pieds dans l'eau, mais sur la terre ferme (à part le cas particulier des mangroves, mais il ne s'agit pas de forêts de conifères). Les cours d'eau ne représentent pas grand chose de la surface d'une forêt. Donc, à aucun moment, les forêts en question n'auraient pus être recouvertes de sédiments. Supposons que les zones aient été marécageuses, ben, le problème, c'est qu'il s'agit d'eau quasiment stagnantes. Il ne peut pas y avoir recouvrement brusque par des sédiments. Donc, les plantes auraient eu le temps de s'adapter à un lent afflux de sédiments. Or, pour qu'il y ait recouvrement, il faut qu'il soit très brusque. Et donc, là non plus, il n'y aurait pas pu y avoir recouvrement.

De toute façon, seul les fleuves peuvent amener des sédiments. Or, ils n'en amènent pas des quantités extraordinaires (sinon, ils se boucheraient). Et même avec des innondations, il y aurait trop peu de sédiments pour ensevelir toute une région.

Par ailleurs, en pleine terre, l'eau n'est pas tellement apportée par de gros fleuves, dans les régions marécageuses, mais par de petits cours d'eau à faible débit et les précipitations. L'eau stagne. Donc, elle ne transporte pas de sédiments puisque, tout simplement, elle ne voyage pas ou peu.

Et puis, même si sédiments il devait y avoir, ils ne pourraient se déverser que dans un terrain en creux. Et une fois ce terrain en creux bouché, les cours d'eau ne pourraient plus y accéder puisqu'il n'y aurait plus de creux et plus non plus de différence de hauteur permettant à l'eau de sécouler. Donc, il ne pourrait pas y avoir répétition du phénomène. Or, la théorie officielle suppose sa répétition pour qu'il y ait plusieurs couches de charbon.

On peut bien sûr supposer que ça se soit passé à l'embouchure d'un fleuve du genre large estuaire. Le problème c'est que, que la taille du fleuve qui alimente l'estuaire est bien moins large que l'estuaire lui-même et son flux pas assez important. Donc, l'afflux de sédiment ne peut pas s'être fait rapidement. Même en cas d'augmentation soudaine de flux avec beaucoup de sédiments ça ne suffirait pas. En plus, dans ce cas, le flux plus rapide du fleuve aurait tendance à se concentrer dans le lit du fleuve et à se déverser directement dans la mer plutot que sur les cotés. Bref, au niveau d'un estuaire, tout se fait de façon extrêmement lente. Impossible de recouvrir une forêt rapidement.

Par ailleurs, même problème que pour les plaines, si la zone se fait recouvrir de sédiments, elle va se retrouver au dessus du lit du fleuve, qui devra alors trouver un autre chemin pour se déverser dans la mer. Et le phénomène ne pourra pas se reproduire.

En plus, ça limite fortement la taille de la zone concernée. Des fleuves gigantesques avec des estuaires très larges, il n'y en a pas beaucoup. En plus, en général, on n'y voit pas de forêt. Pour la bonne raison que c'est partiellement inondé. Et puis ça limite la chose aux cotes (et à un tout petit bout de cote puisque ça ne se trouve qu'à l'embouchure d'un fleuve). Donc, d'où vient le charbon se trouvant plus dans les terres ? Problème qui va revenir sur le point suivant.

Une autre théorie est celle de l'affaissement de terrains près de la mer. Le terrain s'affaisserait, entrainant ainsi un recouvrement de la zone par l'eau de mer. Puis, il y aurait recouvrement de la zone par des sédiments, remettant ainsi le terrain à flot. Puis, une nouvelle fois, le terrain s'affaisserait , serait recouvert par la mer puis par les sédiments, etc...

Déjà, on ne sait pas d'où ça vient cette histoire d'affaissement de terrain sur une large zone et quels exemples il y aurait de ce genre de phénomène. Ca semble vraiment à une hypothèse trouvée pour l'occasion.

Mais, supposons que ça ait pu se passer.

Un premier problème, là encore, vient de la vitesse du phénomène. Si l'innondation est progressive, la végétation va mourir avant même d'être recouverte, puisqu'elle ne peut pas pousser dans de l'eau salée. Donc, lorsque la zone sera envahie, il n'y aura plus de foret à recouvrir depuis longtemps.

Ensuite, en supposant que l'affaissement de terrain ait été brutal, il y aurait toujours le même problème de la vitesse du recouvrement par les sédiments. Si les sédiments recouvrent la zone lentement, la végétation aura disparu. Et on ne voit pas pourquoi ça se ferait rapidement.

Et pour qu'il y ait recouvrement par des sédiments, il aurait fallu un cours d'eau déversant des sédiments juste à cet endroit. Donc, dans le mesure où il s'agit de vastes zones, on ne voit pas comment il y aurait pu y avoir des fleuves un peu partout. Et comme dit plus tot, si ça se situe dans le delta de l'embouchure d'un fleuve, normalement, il n'y a pas de forêt. Ou alors, assez loin, et donc loin des sédiments.

Et puis, il faudrait qu'il y ait à chaque fois juste le bon taux de recouvrement et le bon taux d'affaissement pour que le niveau des sédiments ne soit pas trop au dessus de la mer pour se faire recouvrir par l'eau lorsqu'il y aura le prochain affaissement (au lieu de rester au dessus de la mer) et que l'affaissement ne soit pas trop important pour que le prochain recouvrement par les sédiments puisse remonter le sol au dessus du niveau de la mer et qu'une foret puisse y pousser.

Et il faudrait là aussi que ça se soit produit régulièrement, non seulement au même endroit, mais aussi à plein d'endroits différents.

Enfin, si la mer est en bordure de la zone en question, elle recouvre d'autres zones et est éloignée d'autres. Donc, il y a un problème. Prenons l'Europe. Supposons que la mer soit allée jusqu'au coeur de l'allemagne. Ca aurait signifié que tout le bassin belge par exemple, se trouvait sous des centaines de mêtres d'eau. Donc, pas de forêts à cet endroit. De même, toutes les zones charboneuses en Allemagne se trouvant éloignées des cotes n'auraient pas pu connaitre ce phénomène d'affaissement et de recouvrement par l'eau de mer puis par des sédiments. Et si on suppose que tout ça s'est passé au carbonifère, on ne peut pas compter tellement sur les glaciations pour faire évoluer le recouvrement de ces différents endroits par la mer, puisque l'époque est supposée être une période chaude. De toute manière, quand bien même la mer se serait retirée et que le phénomène se serait passé dans les zones précédemment immergées, toutes les zones n'ayant jamais été à proximité de la mer n'aurait pas pu connaitre ce phénomène. Et pour les zones précédemment immergées, si la mer s'était retirée, le phénomène de recouvrement n'aurait pas pu se faire bien souvent, puisque la mer se retirait.

Tout ceci entraine que l'hypothèse de recouvrements réguliers de forets entières et ce, sur de très vastes zones, à plein d'endroits différents, n'est pas crédible.

22 novembre 2005

Les partisans de la théorie du peak-oil vont se faire couillonner

De nombreux partisans de la théorie du peak-oil y croient donc parce que ça valide d'autres théories auxquelles ils croient. Ils sont donc prêts à se voiler la face, à se mentir à eux-même.

Et pire, ils se disent que même si ça n'est pas vrai, il faut soutenir cette théorie pour que les leurs autres théories soient appliquées. Ils sont donc prêts à soutenir consciemment des mensonges gouvernementaux pour soutenir leur agenda. Et ils sont prêts à étouffer la vérité. Leur situation c'est un peu "chut, ne dites rien. Même si n'est pas vrai, la croyance au peak-oil va permettre la décroissance pour lutter contre la pollution et le réchauffement de la planète". Ils acceptent donc éventuellement d'être les supplétifs des compagnies pétrolières, pensant avoir des intérêts communs. Au prix du mensonge.

Seulement, cette stratégie ne servira à rien. Et les partisans de la théorie du peak-oil vont se faire complètement couillonner. Ce qui va se passer, c'est exactement l'inverse de ce qu'ils espèrent. Parce que, dans la mesure où le pétrole est abiotique, que les compagnies controlent le marché du pétrole, que ça engendre un argent énorme, et que ça offre tous les avantages déjà cités aux pays anglo-saxons, il est évidemment hors de question pour ces différents pouvoirs de lacher la main et d'abandonner le marché du pétrole (en allant par exemple vers du nucléaire + hydrogène, ou vers des énergies renouvelables). Le système leur est beaucoup trop favorable pour qu'ils l'abandonnent.

Alors que va-t-il se passer ? Eh bien, tout simplement que les prix vont rester hauts pendant quelques temps, et puis vont baisser, pour revenir à des niveaux du genre 25 ou 35 $ le baril. Ainsi, le monde continuera a fonctionner à partir du pétrole, avec les compagnies pétrolières et les pays anglo-saxons maitrisant le marché. Les compagnies pétrolières auront fait des bénéfices gigantesques pendant quelques années. Ce qui leur permettra de voir venir pendant une dizaine d'années de vaches moins grasses ; jusqu'à la prochaine crise provoquée par elles-mêmes, aidée par les gouvernement anglo-saxons. Il est dans l'intérêt de ces différents acteurs que rien ne change dans le fond, mais qu'il y ait quelques crises de temps à autres pour faire temporairement des bénéfice exceptionnels.

Et les partisans de la théorie du peak-oil qui espéraient que grace à cette théorie, vraie ou fausse, le monde change et aille vers la décroissance (ou vers le grand cataclysme pour les catastrophistes), en seront pour leurs frais. Dans 20 ans, le monde continuera à fonctionner avec le pétrole, et dans 60 ans aussi, dans 100 ans pareil, etc... Bref, ça va continuer pendant très longtemps.

Au passage, les théories conspirationnistes (terme qui n'est pas péjoratif pour moi) selon lesquelles les maitres du monde voudraient créer une rareté volontaire du pétrole pour entrainer une dépopulation mondiale sont complètement bidons à mon avis. On disait ça aussi pour le SIDA. Et jusqu'à nouvel ordre, l'objectif, si objectif il y avait, n'est pas atteint, bien au contraire. La population mondiale continue à croitre assez fortement. Non, l'objectif, c'est uniquement de faire plus de profit que d'habitude pendant un certain temps. Et ensuite, de continuer avec le même système pendant longtemps.

Il est évident que si l'histoire du peak-oil à été inventée, alors, c'est que les pouvoirs économiques et politiques ont la haute main sur l'affaire, la contrôlent complètement. Mais il semble que ça ne vienne pas à l'esprit des partisans du peak-oil quand ils se disent que vraie ou pas vraie, cette théorie va permettre de pousser leur propre agenda. Quand les pétroliers et les gouvernements anglo-saxons décideront d'en finir avec l'affaire, on passera à autre chose. Les journaux arrêteront de parler du peak-oil, et l'affaire sera mise en sommeil pendant quelques années, avant d'être ressortie à l'occasion. Ce ne sont pas eux (les partisans du peak-oil) qui vont pouvoir y faire grand chose. De toute manière, avec la baisse de prix, de nombreux partisans de la théorie du peak-oil se lasseront.

Et comme déjà dit, cette histoire sera ressortie à l'occasion. Ca fait 30 ans que dure cette histoire de peak-oil. On l'a sortie en dans les années 70, en 1989 (comme par hasard, un an avant l'invasion de l'Irak et la montée de prix du pétrole), puis en 2003, après l'invasion de l'Irak. C'est sans fin de toute manière. Dans 20 ans, on se dira que, là, vraiment, c'est bon, on doit vraiment être près de la fin. Et 20 ans après, ben, là, ça devrait vraiment être bon cette fois. Et si ça n'est pas le cas, 20 ans plus tard, là, non, là vraiment, on devrait ne pas y couper. Il y aura toujours des gens pour y croire. Sauf si la théorie du pétrole abiotique gagne.

En fait, la seule façon que les choses aillent dans le sens des partisans écologistes du peak-oil, c'est au contraire de soutenir la théorie du pétrole abiotique. Puisque, ainsi, à peu près tous les pays de la terre pouvant produire leur propre pétrole, il n'y aura plus quelques grosses compagnies internationales ayant la haute main sur le pétrole, ni de pays tirant une bonne partie de sa puissance de celui-ci.

21 novembre 2005

Pourquoi les partisans du peak oil sont réticents à croire à la théorie du pétrole abiotique ?

D'abord, qu'est-ce que le peak-oil ? C'est le fait que la production pétrolière mondiale arrive à un pic et qu'après ce moment, la production ne puisse que baisser. Ce qu'on appelle actuellement la théorie du peak-oil, c'est l'idée qu'on serait en train d'arriver à, voir on aurait déjà dépassé, la date où la production ne peut plus que stagner, puis rapidement, baisser. Alors que la théorie officielle dans ce domaine est qu'on aurait encore pour 40 ou 50 ans de production soutenue devant nous. Bref, selon la théorie du peak-oil, on n'aurait plus aucune marge de manoeuvre ; le prix du pétrole va augmenter de façon énorme progressivement et les économies vont s'effondrer par manque de cette matière essentielle. Evidemment, cette théorie est complètement réfutée par la théorie du pétrole abiotique. Puisque, loin de manquer de pétrole, la monde aurait du pétrole pour des milliers ou des dizaines de milliers d'années, si ce n'est plus.

Quand on présente les idées sur le pétrole abiotique sur Internet, les partisans du peak-oil, au lieu de considérer l'idée, la rejette systématiquement.

En fait, quand on discute avec eux, il semble que la plupart soient contents que le peak-oil arrive. Ils trouvent ça bien. Ils ne sont pas catastrophés par une baisse soudaine de leur niveau de vie, par les guerres et autres joyeusetés qu'ils prédisent eux-mêmes. Rien ne les affolle. Et loin d'accorder et de se réjouir que telle technologie devrait permettre de limiter les dégats, ils dénigrent systématiquement la technologie en question.

En fait, comme ailleurs, le monde des partisans du peak oil n'est pas homogène. Et il faut voir du coté des différents types de partisans du peak-oil pour comprendre où est le problème.

Déjà, une grosse part, si ce n'est la plus grosse part des partisans du peak-oil, et de loin la plus dynamique, sont apparemment des écologistes. Ceux-ci sont plus que contents que le peak-oil arrive, parce qu'ils pensent qu'ainsi, on va aller vers un mode de vie plus respectueux de la nature et éviter le réchauffement de la planête (moins de pollution, moins de rejets de CO2, etc...). Le mot d'ordre est décroissance. Dans cette optique là, le peak-oil, c'est un heureux évènement. Et le plus tot et le plus vite sera le mieux. ils crient bravo à l'arrivée du peak-oil. Et au contraire, toute solution permettant de maintenir un mode de vie actuel (voitures, voyages à l'étranger, consommation d'énergie, produits manufacturés, produits chimiques, etc...) qui leur est présentée est critiquée.

Un deuxième genre de partisans du peak-oil, ce sont les catastrophistes. Pour eux, tout ne peut aller que de Charybde en Sylla (réchauffement de la planête, trou dans la couche d'ozone, endettement des pays riches, concurrence des pays pauvres, etc...) et donc, le peak-oil confirme leur vision pessimiste du monde. Et leur dire que le pétrole est abondant et qu'il ne va pas y avoir de catastrophe, c'est aller contre cette vision du monde. Donc, là aussi, toute théorie allant contre celle du peak-oil, ou toute solution permettant d'en pallier les effets est régulièrement critiquée et écartée. Catégorie bizarre, mais elle existe vraiment.

Ensuite, c'est plus flou. Il y a peut-être quelques insiders (des gens qui sont contents de savoir avant ou mieux que les autres). Ils pourraient être contents de connaitre aussi avant les autres la théorie du pétrole abiotique. Seulement, on peut penser que pour beaucoup, le fait de remettre en cause leur théorie précédente, en laquelle ils ont cru, soit une remise en cause de leur capacité de jugement (dont ils sont fiers) et que du coup, ils éprouvent quelques résistence à passer à une autre théorie.

Pour les deux premières catégories, il semble bien que l'acceptation du peak-oil soit due au fait que ça ne fait que confirmer des idées qu'ils avaient avant. Donc, l'adoption de cette théorie vient plutot d'une pensée conservatrice. Et ça ne vient pas de l'amour de la vérité, mais de l'envie de voir sa théorie triompher. Donc, alors qu'on pourrait se dire que le fait d'adopter la théorie du peak-oil implique une bonne capacité à s'adapter aux idées nouvelles (puisque les idées sur le peak-oil sont asssez nouvelles), en fait, pour les catégories les plus importantes et actives de ses partisans, ça a pour origine une pensée assez conservatrice, peu adaptable aux idées nouvelles et témoignant d'une absence de considération pour la seule vérité.

Là où c'est assez bizarre, c'est que ces gens sont capables de croire à une théorie qui est relativement conspirationniste tout de même (puisqu'il s'agit d'une chose cachée par les compagnies pétrolières et éventuellement par les gouvernements au grand public, avec soupçon de manipulation sur les rapports sur les réserves, etc...), mais une grosse partie de la critique qu'ils font à la théorie du pétrole abiotique, c'est justement d'être conspirationniste.

Il y a aussi des gens qui cherchent à simplement savoir la vérité. Mais, peut-être que certains trouvent que la théorie du peak-oil, dans la mesure où elle n'est qu'une adaptation de la théorie dominante, est une théorie qui reste raisonnable et crédible. Tandis que le pétrole abiotique leur semble si extraordinaire, si éloigné du courant officiel, qu'ils ont du mal à accepter cette idée. Ce qui entraine qu'ils en restent à la théorie du peak-oil.

Bref, la théorie du peak oil a fédéré un aréopage étéroclyte de gens qui sont souvent très contents de l'arrivée du peak-oil. Ce n'est apparemment pas la vérité qui les intéresse ; c'est le fait que le peak-oil va dans le sens de leurs théories. Forcément, avec des états d'esprit pareils, on est moyennement objectif sur le sujet. Et si quelqu'un vient vous dire que non seulement le peak-oil ne va pas arriver tout de suite, mais qu'il ne va pas arriver avant des milliers d'années, on a tendance à se voiler la face. Mais, comme on va le voir dans un prochain message, se voiler la face ne servira à rien.

17 novembre 2005

Pourquoi les puits US sont si nombreux et ont une productivité si faible ? Réponse : les aides fiscales 3

Mais si le message précédent explique pourquoi il y a des milliers de petites compagnies qui produisent peu, ça n'explique pas pourquoi il est plus intéressant d'avoir 10 puits au lieu d'un seul.

En fait, déjà, il ne s'agit pas tellement de forer 10 puits au lieu d'un seul, mais d'avoir 10 puits au lieu d'un seul. Nuance.

Si on a un si grand nombre de puits, c'est en partie parce qu'il y en a eu énormément de creusés il y a longtemps, et qu'on maintient la plupart d'entre eux.

Dans les années 60, il y avait déjà dans les 500.000 puits de pétrole, autant qu'aujourd'hui en gros.

Pourquoi garde-t-on tous ces puits ? Il y a plusieurs raisons je pense. Déjà, si une grosse entreprise crée une petite pour toucher la "oil depletion allowance" et lui vend un terrain qu'elle possède, elle va lui laisser les puits déjà creusés. Et celle-ci va les exploiter sans en creuser de nouveaux. Ca lui permet d'économiser sur le cout de recherche et de forage des puits. Donc, ça va avoir tendance à garder au même niveau la quantité de puits aux USA.

Mais, comme la petite compagnie a été créée pour optimiser la "oil depletion allowance" au maximum, on va limiter la production de l'ensemble de ces puits à environ 1000 barils par jour. Donc, de fait, ça va limiter la production par puit. S'il y a 10 puits, ils produiront seulement 100 barils/jour chacun. S'il y a 50 puits, il produiront 20 barils/jours chacun. Et du coup, la production par puit US baisse d'autant.

En plus de ça, il y a une aide fiscale sur les puits rendant peu de pétrole (marginal wells ou puits marginaux). Un puit qui produit moins de 15 barils/jour reçoit une aide de 9 $ par jour. Ca parait dérisoire. Mais si on tient compte du fait qu'il n'y a pas eu de cout de recherche et de forage et que les puits sont amortis depuis longtemps, on peut penser que les couts d'extraction sont peu élevés. Si on ajoute à ça la faible production du puit, ça peut devenir intéressant. Si, par exemple, le cout d'extraction est de 2 $ par baril, avec une production de 15 barils par jour, le cout total d'extraction par jour est alors de 30 $. Et 9 $ représentent alors 30 % du cout de production. Et là, l'aide en question devient très intéressante. Une raison de plus pour avoir de nombreux puits qui produisent peu.

Ces puits représentent tout de même 60 % de la production des USA (et donc 25 % du pétrole consommé par les USA) et plusieurs centaines de milliers de puits. Ils représentent 75 % de la production des petits indépendants, entre 30 et 50 % de celles des indépendant de taille moyenne, et 20 % des grosses compagnies. Les indépendants rapportent avoir chacun dans les 33 puits marginaux.

En plus de ça, il y a une certaine incitation à creuser de nombreux nouveaux puits chaque année. Pas forcément pour la compagnie pétrolière elle-même, mais pour les particuliers. Creuser un puit de pétrole permet de bénéficier de déduction d'impots. "L'intangible drilling cost tax deduction" permet de déduire de ses impots 100 % du cout du forage consistant en travail, produits chimiques, matériaux, etc... Ce qui représente en général dans les 70 % du coût du puit. Et ce, la première année du forage. Et "la tangible drilling cost tax deduction" permet de déduire, là aussi entièrement, les 30 % restants (ceux liés à l'équipement) sur 5 ans. Pour la société pétrolière, c'est assez intéressant. Mais je pense que ça permet surtout d'attirer beaucoup de particuliers à investir dans le forage pétrolier pour obtenir des déductions fiscales. Ca permet de maintenir un niveau élevé de forage de nouveaux puits, et le maintient de l'ensemble des puits autour d'une quantité de 500.000.

Bien sur, s'il y a un nombre relativement élevé de nouveaux puits creusés chaque année (dans les 8.000), pour que la quantité de puits de se maintienne autour de 500.000, il faut qu'un certain nombre de puits soient fermés chaque année. Ca ne veut pas dire forcément que les puits en question ne rendent plus rien. Mais, dans l'optique de limiter l'abondance, si les puits n'étaient pas fermés, la production augmenterait petit à petit et les USA finiraient pas redevenir indépendants. Ce que ne veulent pas les compagnies pétrolières ni le gouvernement. Donc, on ferme des puits chaque année.

On doit fermer les puits qui rendent le moins et, pour maintenir la production à peu près au même niveau, diminuer la production de ceux qui rendent un peu plus. Ce qui permet de construire un discours sur le fait que beaucoup de puits s'épuisent et que d'autres ne rendent plus rien et donc, qu'il faut continuer à aider le secteur pétrolier dans sa recherche de pétrole. Bien sur, certains puits sont réellement épuisés ou rendent peu (ceux creusés à faible profondeur). Mais beaucoup doivent continuer à produire et être arrêtés et voir leur production diminuée pour les raisons évoquées.

06 novembre 2005

Pourquoi les puits US sont si nombreux et ont une productivité si faible ? Réponse : les aides fiscales 2

Voyons déjà la subvention "oil depletion allowance" (**). Il s'agit d'une aide qui permet de déduire 15 % des bénéfices bruts de l'impot sur le revenu des société, qui lui, est basé sur le bénéfice net. Voici un exemple concret : un producteur fore un puit, ce qui lui coûte $100.000. Il trouve un champs contenant une valeur de 10.000.000 $ (dix millions de dollars) de pétrole. Le puits produit la valeur de 1 millions de dollars de pétrole par an pendant dix ans. Durant la première année, grâce à la depletion allowance ("prévision pour épuisement"), le producteur a pu déduire 15 %, ou 150.000 $ de ses $1 millions de revenu, de son revenu imposable. Ainsi, en juste un an, il a déduit presque trois fois son investissement initial. Mais la depletion allowance continue à rapporter. Pour chacune des neuf années à venir, il obtient encore la déduction de déplétion de $150.000. Vers la fin de la dixième année, le producteur a déduit 1,5 $ millions de son revenu imposable, alors que son investissement initial a été de seulement 100.000 $.

Alors, bien sur, si on ne trouve pas de pétrole, la déplétion allowance ne sert à rien et on a dépensé 100.000 $ pour rien. Et il faut à nouveau chercher. Donc, tout dépend de la chance qu'on a dans les recherche de nouveaux puits. Seulement, comme en réalité on fore très souvent le même champs, il n'y a aucune difficulté à trouver. On ferme un puit en prétextant qu'il ne rend plus rien (où en ne prétextant rien du tout, on n'est pas obligé de rendre des comptes), et on va forer 100 mètres plus loin. Et 10 ans plus tard, on revient forer au même endroit qu'avant. Chance de trouver : 100 %. Et coût de recherche, zéro. Or, le coût de recherche est ce qui constitue 80 % du prix d'un puit. Donc, sur les 100.000 $, on n'a vraiment payé que 20.000 $.

Seulement, si à l'origine, cette aide était donnée à tout producteur (du plus gros au plus petit), depuis 1975, elle n'est plus donnée qu'aux petites sociétés et pour un niveau de production limité (on cherche à aider les petites productions). En 1975, la subvention n'était plus accordée que pour les 2000 premiers barils produits par jour ; en 1980, ce chiffre est tombé à 1000 barils/jour. Au delà des 1000 premiers barils, la société ne touche plus la subvention. Par exemple, avec une production de 1500 barils/jour, la société va toucher la subvention sur les 1000 premiers barils et pas sur les 500 autres. D'où l'intérêt de créer des tas de petites sociétés apparemment indépendantes qui vont produire peu (dans les 1000 barils/jour ou à peine plus). Rockefeller créait déjà des sociétés faussement indépendantes, pour d'autre raisons. Alors, de nos jours, avec la mondialisation, c'est un jeu d'enfant.

Prenons le cas d'une grosse société X. Elle a un champ qui produit 10.000 barils/jour. Pour bénéficier de la "oil depletion allowance", elle va faire mine que son champ ne produit presque plus rien. Ensuite, avec des montages financiers, elle va créer 10 petites sociétés apparemment indépendantes, mais en fait, qu'elle controle totalement. Et elle va vendre 10 parcelles du champs aux 10 petites sociétés. Chacune produira alors seulement 1000 barils/jour. Du coup, la société X bénéficiera de la "oil depletion allowance" sur 10.000 barils/jour au lieu de 0 (puisque c'est une société intégrée qui possède des raffineries, ce qui l'empêche de toucher la subvention).

Et 1000 barils/jour, ça reste quand même pas mal en terme de chiffre d'affaire. Avec un baril à 20$, ça fait 20.000 $/jour ; 600.000$ par mois, et 7,2 millions de $ par an. Presque 50 millions de francs par an de chiffre d'affaire bénéficiant de la "oil déplétion allowance".

C'est pour ça qu'il y a beaucoup de compagnies indépendantes en Amérique. Certains allègement fiscaux importants les favorisent. Mais il est plus que probable que beaucoup de ces compagnies ne sont pas vraiment indépendantes et sont en réalité des filiales des grands groupes.

Il doit y en avoir de vraiment indépendantes. Mais les grands champs appartiennent aux grosses compagnies. Donc, les vrais indépendants doivent avoir accès à des champs moins productifs. Et de toute manière, eux-mêmes ne sont pas particulièrement intéressés financièrement à trouver un puit qui produise beaucoup, mais d'avoir beaucoup de puits qui produisent un peu. Et puis, vu les couts de forage, il est probablement plus intéressant pour ces compagnies de faire des forages à faible profondeur. Et là, effectivement, les puits peuvent s'épuiser au bout de quelque temps.

** Petite histoire de la depletion allowance : elle a été créée en 1913. A l'époque, elle était de 5 %. Mais, vers 1931, sous l'influence des grosses compagnies, elle a été portée à 27,5 %. Vu le coté scandaleusement élevé de cette aide, elle a finit par être diminuée dans les années 1970 et limitée aux compagnies pétrolières répondant à certains critères. En 1970, elle a été réduite à 22 %. Puis, en 1975, son usage a été limité. Désormais, seules les compagnies pétrolière non intégrées, c'est à dire ne raffinant pas plus de 50.000 barils/jour et n'ayant pas de vente au détail de plus de 5 millions de $ par an peuvent bénéficier de la depletion allowance. Ca ne bénéficie donc qu'aux compagnies qui sont exclusivement productrices et exploratrices. Une distinction supplémentaire est faite entre les petits producteurs indépendants et les gros. Les petits producteurs sont ceux qui ne produisent pas plus de 1000 barils par jour (2000 en 1975, modifié à 1000 baril en 1980). Les gros sont ceux qui produisent plus de 1000 barils/jour. Les petits producteurs indépendants bénéficient du "percentage depletion" au lieu du "cost depletion", ainsi que des taux inférieurs d'impots sur bénéfices exceptionnels. Le percentage depletion est plus intéressant que le cost depletion. L'acte de 1975 a également supprimé le "percentage depletion" sur les réserves prouvées (donc avant 1975) vendues après 1974. D'où l'intérêt de trouver de nouvelles réserves et de faire croire que les anciennes (celles d'avant 1975) étaient épuisées. Ensuite, en 1981, le taux de la depletion allowance a été porté à 20 %., puis, en 1984, à 15 %. En 1985, 20 % de la valeur du pétrole vendu bénéficiait du "percentage depletion".

26 octobre 2005

Pourquoi les puits US sont si nombreux et ont une productivité si faible ? Réponse : les aides fiscales

Une des choses qui fait croire aux partisans du peak oil que les USA ont vraiment atteint leur pic de production (en plus du fait que la production a baissé, bien sur), c'est la production par puit et le nombre de puits.

Le nombre de puits aux USA est le plus élevé du monde (dans les 500.000, quand il n'y en a qu'environ 140.000 en Russie, qui est sensée avoir mal rationnalisé sa production et avoir plein de puits peu productifs) et la productivité par puit est une des plus faibles du monde. Donc, dans l'esprit de ceux qui croient au peak-oil, ou alors, qui ne sont pas au fait des choses, ça veut dire que les USA sont à la recherche désespérée de pétrole et qu'ils ont tellement pompé que les puits ne rendent quasiment plus rien.

Mais, au delà de la pensée réflexe première, une fois qu'on réfléchit un peu à la situation, on peut s'étonner qu'il y ait tant de puits. Les américains, qui sont les rois de l'optimisation des profits gardent en production des puits qui ne rapportent pas grand chose (chose déjà soulignée par Pierre Bergier et Bernard Thomas dans leur livre "la guerre secrète du pétrole" publié en 1971, p.89/90). Et le fait qu'il y ait un peu plus de 3 fois le nombre de puits russes pour une production moindre est aussi assez louche. Bref, il y a déjà de quoi être suspicieux devant des bizarreries pareilles et soupçonner que la vraie raison n'est pas celle qu'on croit (l'épuisement des puits). On pourrait aussi s'étonner qu'il y ait autant de petites compagnies et que celles-ci n'aient pas été rachetées par les grosses compagnies.

Ce qui permet de lever les interrogations et de penser sans hésitation que cette situation est voulue, c'est le fait que le pétrole est abiotique. Comme le pétrole est abiotique et que les USA ont en réalité des réserves gigantesques, et qu'ils pourraient avoir s'ils le voulaient des puits produisant énormément par jour, il y a forcément un truc qui fait que la situation est volontaire et pas subie.

Ce truc, ce sont les subventions
. Grace à ces dernières, déjà, il reste intéressant de produire aux USA. Alors que sans elles, les compagnie pétrolières produiraient probablement encore moins de pétrole aux USA (ceci étant vrai uniquement en l'état actuel des choses, qui est faussé, puisque, en réalité, les puits US pourraient très probablement être aussi rentables que les puits du Moyen-Orient. Cette situation est uniquement liée à une volonté politique. Le but étant d'avoir une justification pour mener une politique interventionniste dans d'autres zones géographiques et autres raisons soulevées précédemment).

Mais il est aussi beaucoup plus intéressant d'avoir 10 puits qui fournissent 1000 barils par jour qu'un seul puit qui fournit 10.000 barils par jour (même si les 10 puits pouvaient fournir chacun 10.000 barils par jour). Du coup, les compagnies US ont facilement 10 fois plus de puits qu'elles ne devraient en avoir. De même, il est intéressant de forer de nouveaux puits régulièrement pour toucher de nouvelles subvention, d'ou les milliers de puits forés chaque année aux USA (dans les 8.000 par an). Enfin, il est plus intéressant d'avoir une petite compagnie qu'une grosse. Parce que les petites compagnies sont avantagée fiscalement.

16 octobre 2005

Les USA n'ont pas atteint leur pic de production

Si la théorie du pétrole abiotique est vraie, il est clair que les USA sont très très très loin d'avoir atteint leur pic de production. Les USA ont des réserves pour des milliers ou des dizaines de milliers d'années et pourraient être autonomes en quelques mois, voir peut-être tout de suite, s'ils le voulaient. Donc, il est évident qu'il y a conspiration pour brider la production de pétrole US et cacher ce fait au grand public.

Quel est l'intérêt pour eux de limiter leur production et d'acheter une partie de leur pétrole à l'étranger ?

Pour les compagnies pétrolières US, l'intérêt, c'est qu'elles importent du pétrole du moyen-orient et d'autres endroits, où le pétrole coute beaucoup moins cher à la production qu'en Amérique. Du coup, les profits réalisés sur ce pétrole importé sont plus importants que si toute la production était réalisée sur place. Par exemple, sur un baril vendu 20 $, si le coût du baril est de 5 $ aux USA et de 1 $ au Moyen-Orient, le profit sur le baril US est de 3 fois le coût du baril (15 $, c'est à dire 300 %), tandis qu'avec le baril du Moyen-Orient, le profit est de 19 fois le coût du baril (19 $, soit un profit de 1900 %).

Par ailleurs, avec le commerce international, elles peuvent réaliser plein de magouilles financières. Par exemple, elles créent des compagnies dans des paradis fiscaux où elles achètent le pétrole à un prix très bas. Puis, elles revendent le pétrole en question à un prix élevé à la compagnie officielle (qui se situe aux USA). C'est la compagnie se situant dans le paradis fiscal qui fera des bénéfices. Mais comme dans le paradis fiscal en question, il n'y a pas d'impot sur les bénéfices, la compagnie ne paye rien sur les énormes bénéfices qu'elle a réalisés. Et la compagnie officielle ne paiera quasiment rien non plus au niveau de l'impot sur les bénéfices, puisque, ayant acheté le pétrole à sa compagnie intermédiaire à un prix élevé, elle ne fera quasiment aucun bénéfice. Et il doit bien sur y avoir plein d'autres truandes financières dans le même style.

Et puis, si tout le pétrole était produit aux USA, le gouvernement serait un minimum obligé de controler le prix du pétrole. Impossible de justifier alors de fortes variations de prix. Alors qu'avec du pétrole acheté à l'étranger, ce ne sont pas les producteurs qui sont responsables des fluctuations des prix et soupçonnables de magouilles sur les prix ; c'est la dure loi du marché international qui est blamée. Avec le pétrole acheté sur le marché international, toutes les ententes sur le dos du consommateur sont possibles en invoquant la fatalité du marché.

Si tout le pétrole était produit aux USA, déjà, vu qu'il est plus cher à produire, les bénéfices seraient moindres. Mais en plus, il n'y aurait pas la possibilité de réaliser toutes les magouilles financières en question et les manipulations sur les prix seraient beaucoup plus difficiles. Donc, le maintien d'échanges internationaux est essentiel pour les profits de ces firmes. Donc, hors de question de produire tout aux USA.

A mon avis, le choix de la proportion de pétrole à produire à partir des USA (1/3 du pétrole consommé) a dû revenir au gouvernement US, avec lequel les compagnies pétrolières doivent travailler main dans la main.

Pour le pouvoir politique US, ça permet de maintenir le système des pétrodollars, et de pouvoir ainsi acheter du pétrole à l'étranger pour rien, simplement en émettant de nouveaux dollars (c'est à dire, en faisant marcher la planche à billet). Et avec le système des pétrodollars, pouvoir peser sur le prix du pétrole, sur le commerce international et obliger les autres économies à posséder beaucoup de dollars (qu'elles doivent posséder pour acheter du pétrole) et à soutenir l'économie US, si elles ne veulent pas que leur dollars, un jour, ne valent plus rien. Et le système des pétrodollars permet à l'Amérique d'avoir le dollar comme monnaie de référence au niveau mondiale. Le système des pétrodollars est une source de puissance économique (et donc politique) et de prospérité très importante pour les USA.

Si les USA n'importaient pas autant de pétrole, beaucoup moins de monde aurait besoin des pétro-dollars. Et donc, cet instrument de puissance et de prospérité économique disparaitrait. Donc, du coté du pouvoir politique US, il faut aussi qu'il y ait un commerce international de pétrole.

Et puis, le fait d'avoir la haute main, via les compagnies pétrolières US sur une partie importante de la production mondiale et une partie encore plus importante du transport du pétrole leur permet aussi de faire planer une menace sur l'approvisionnement des pays consommateurs. Menace réelle et mise en pratique, vu que certains pays sous embargo US ont vu leur approvisionnement réduit très fortement. Le fait de controler une grosse partie du transport permet également de faire planer la menace sur les pays producteurs de leur causer des problèmes de transport et destabiliser le pouvoir en place (qui, ne pouvant plus vendre son pétrole, qui est souvent une source de revenue importante, va subir le mécontentement du peuple).

Enfin, ça permet de justifier une politique de puissance à l'extérieur des USA ; une politique d'interventions militaires, d'espionnage, de manipulations, de destabilisations, en ayant comme justification la sécurité de l'approvisionnement des USA en pétrole. Sans cette justification économique, cette politique de puissance apparaitrait comme un pur impérialisme.

Par ailleurs, comme le pétrole importé est très peu cher et qu'il est payé quasiment gratuitement grace au système des pétrodollars, l'importation de pétrole ne représente absolument pas un problème pour l'économie US. C'est même un avantage. Donc, c'est tout bénéfice. Et pour le consommateur US la situation est neutre, voir légèrement avantageuse (par rapport à une production sur place). La situation est donc idéale pour le pouvoir politique US, pour les compagnies US. Donc, ils ne vont pas se gêner pour faire perdurer la situation en question.

Si les gens savaient que pétrole est abiotique et qu'il est donc présent en quantités énormes un peu partout sur terre, une grosse partie du commerce international du pétrole s'effondrerait, les grosses variations de prix ne seraient plus possibles, les magouilles financières seraient fortement diminuées, etc, etc... Tous les avantages en question disparaitraient pour les compagnies pétrolières et le pouvoir politique US. Donc, bien sur, hors de question d'informer les gens que le pétrole est abiotique. Au contraire, il est intéressant pour eux de faire croire que le pétrole va devenir rare et de pousser ponctuellement une théorie comme celle du peak oil.

09 octobre 2005

Autre élément allant dans le sens de la théorie du pétrole abiotique

On touve fréquemment du nickel, du vanadium, du plomb, de l'arsenic, du cadmium, du mercure et d'autres métaux dans le pétrole.

Examinons le cas du vanadium. Le pétrole contient en moyenne un peu plus 100 ppm de vanadium. Mais c'est assez variable. Certains pétroles lourds en contiennent jusqu'à 400 ppm (0,04 %). C'est le pétrole du Venezuela qui en contient le plus : plus de 1000 ppm de Vanadium (supérieur à 0,1 %).

Dans les plantes les concentrations de vanadium sont très très inférieures à ces taux. Par exemple, les légumes n'ont que 40 µg/kg de vanadium, soit 0,000004 %, les fruits 23 µg/kg, soit moins de la moitié des légumes. Donc, il y a 2.500 fois moins de vanadium dans les légumes que dans le pétrole (et 10.000 fois moins que dans certains pétroles lourds). On peut penser que c'est du même ordre de grandeur en ce qui concerne les arbres.

Donc, il est clair, une fois encore, que le pétrole ne peut pas venir des plantes, vue les concentrations ridicules de celles-ci en vanadium par rapport à la concentration moyenne dans le pétrole.

Dans le sol (je parle ici de la terre proche de la surface, quelques dizaines de mètres), on a dans les 0,01 % de vanadium en moyenne (100 ppm). Aux USA, c'est compris entre 0,0007 % (7 ppm) et 0,05 % (500 ppm) (moyenne 0,006 %). Donc, pour qu'il y ait de telles concentrations de vanadium dans le pétrole, il aurait fallu que les plantes ayant formé le pétrole aient carrément pompé tout le vanadium du sol (alors que comme on a pu le voir plus haut, elles en pompent seulement 1/2.500 ème). Et pour certains pétroles, plus que le vanadium présent dans le sol. C'est impossible. Donc, le pétrole en question ne peut venir des plantes.

Est-ce que ça pourrait résulter d'une contamination par l'eau des plantes déjà enfouies ? Impossible, l'eau et le pétrole ne se mélangent pas (et le charbon le plus pur n'en contient quasiment pas). De toute manière, l'eau ne contient que très peu de vanadium. L'essentiel de l'eau qu'on peut trouver sur terre contient à sa surface moins de 3 µg de vanadium/litre (Hamada, 1998). C'est à dire que ça en contient 100.000 fois moins que les pétroles lourds (ceux à 400 ppm).

Et ça ne peut pas venir d'une contamination par la terre, vu que le pétrole ou le charbon ne se mélangent pas avec la terre alentours.

Vu que le charbon est aussi d'origine abiotique, il doit contenir des proportions de vanadium assez similaires à celles du pétrole. Et bien sur, c'est le cas. Dans le charbon, on trouve du Vanadium à des concentrations comprises entre 0,0014 % (14 ppm) et 0,0056 % (56 ppm), soit environs 1000 fois plus que dans les légumes.

C'est 3 fois moins que dans le pétrole en moyenne. Mais, il faut voir que ça comprend tous les charbons. Or, il y a des charbons qui contiennent beaucoup d'eau (dans les 40 %), ce qui fait diminuer la concentration moyenne. Et la tourbe est considérée comme du charbon alors qu'en réalité, si on réfléchit un peu à ce que c'est, ça n'en est pas ; ce qui fait encore tomber la concentration moyenne. Sans ça, la concentration approcherait probablement les 100 ppm, comme dans le pétrole.