21 février 2009

L'intérêt de la nationalisation des réserves pétrolières

Depuis les années 50, de nombreux pays producteurs ont nationalisé les puits de pétrole. Et désormais, les compagnies pétrolières ne représentent plus grand chose en termes de marché. Entre 10 % (chiffres du ministère de l'économie, des finances et de l'industrie) et 16 % en plein accès + 19 % en accès limité (chiffres du journal le monde du 10 aout 2006). Soit entre 10 % et disons 25 %. On peut se demander si ça n'a pas été fait exprès. Et ce pour plusieurs raisons.


1) Justifier le sous-investissement

Si le marché était encore contrôlé à plus de 60/70 % par les compagnies pétrolières, le fait que le niveau d'investissement soit faible aurait pu paraitre bizarre. Bien sur, il y a eu une longue période de prix bas, qui rendait apparemment logique un faible niveau d'investissement. Mais quand même ; un si faible investissement pendant si longtemps aurait posé question si les compagnies pétrolières avaient été les seuls éléments de l'équation. Surtout qu'entre 1945 et 1973, les prix étaient très bas, et pourtant, ça n'a pas empêché les compagnies pétrolières d'investir à tour de bras.

Et puis, il y a toujours le problème d'avoir éventuellement des petites compagnies privées venant faire de la prospection. Autant, pour les grosses compagnies, on peut éventuellement comprendre une absence d'investissement à certains moments (puisqu'elles ont déjà de grosses réserves), autant pour les compagnies de taille moyenne, ça peut être louche, puisque leur intérêt est de trouver de nouveaux champs pour devenir plus importantes. Mais si le marché est essentiellement dans les mains des états, alors là, l'absence de recherche de nouveaux gisements devient beaucoup moins bizarre.

Avec la nationalisation des réserves, il y a deux situations. Soit l'état investit seul (par le biais d'une société d'état), soit l'état laisse une compagnie privée nationale ou étrangère réaliser les investissements de recherche et de forage et partage une partie des recettes avec celle-ci.

1,a) Investissements réalisés essentiellement par l'état

S'il n'y a pas d'investissement de fait de la part des pays producteurs, on dira que c'est parce qu'ils n'ont pas les compétences pour mener des travaux.

Et puis, on dira aussi que c'est parce que les pays n'ont pas assez d'argent pour investir dans la recherche de nouveaux gisements. Ce qui est crédible pour pas mal d'entre eux, parce que beaucoup de pays producteurs sont des pays pauvres. Mais, même pour les pays plus ou moins riches, on pourra mettra en avant le fait que l'état est trop endetté (et ils le sont à peu près tous) pour justifier l'absence de nouveaux investissements.

On peut dire aussi que les états en question investissent ailleurs, soit en prévision de la fin du pétrole (dans l'immobilier local, ou alors, dans les entreprises européennes et asiatiques, comme c'est le cas pour les monarchies du Golf Persique), soit pour aider le peuple, soit pour simplement développer le pays, ou pour réduire les impôts, etc... Alors que les compagnies pétrolières, même si elles peuvent bien sur investir dans d'autres secteurs pour se diversifier, vont réinvestir essentiellement dans le pétrole.

Ou alors, on va dire que c'est parce que les gouvernants sont corrompus et s'en mettent plein la poche au détriment des investissements.

Pour d'autres, on mettra en avant la contrainte politique écologique. Les écologistes feraient pression pour qu'il n'y ait pas de nouveaux forages dans certains endroits. Cause qui sera évoquée dans le cas des pays riches (USA par exemple).

Ca, c'est pour les actes d'investissement initiés par les états. Dans le cas où le gouvernement laisse des entreprises privées prendre le risque d'investir, il peut y avoir plusieurs raisons qui vont conduire à une absence ou faiblesse des investissements ou à des échecs des investissements.

1,b) Investissements réalisés par une ou des compagnies privées

Dans certains pays, les tracasseries et longueurs administratives permettrons de justifier d'une absence d'investissement ou d'un investissement plus faible que prévu. Par exemple, en France, il semble qu'il faille minimum 2 ans pour obtenir un droit de faire une exploration du sol. Si la bulle des prix ne dure que 3 ou 4 ans, ça entraine que les nouveaux gisements peuvent être annoncés comme n'étant plus rentables (c'est très probablement totalement faux, mais c'est le prétexte mis en avant pour ne rien faire).

Les compagnies peuvent dire aussi qu'elles n'investissent pas parce qu'il y a divers éléments les dissuadant de le faire, comme des rebelles ou une instabilité politique qui rendent l'investissement hasardeux ou alors une junte qui leur est hostile. On dira aussi que les compagnies pétrolières n'étant pas satisfaites du contrat avec le pays, ne désirent pas investir.

Le gouvernement peut dire de son coté que la compagnie concernée est trop gourmande. Il peut faire trainer en longueur les négociations avec plusieurs compagnies pour savoir laquelle sera choisie pour réaliser l'investissement.

Dès qu'on a deux acteurs, ça rend les choses beaucoup plus complexes, et ils peuvent se renvoyer la balle en disant que s'il n'y a pas d'investissement, c'est parce que l'autre pose problème. Et du coup, personne ne se pose trop de question sur l'absence d'investissement, parce qu'il y a toujours une raison à ça qui parait logique.

Dans les deux situations (investissement public ou privé), le but de la clique qui nous gouverne est atteint. Les investissements dans la recherche de nouveaux gisements pétroliers ont pu être très fortement réduits pendant des dizaines d'années. Ce qui a évité que les prix ne s'effondrent.

Bien sur, se pose le problème de la perte de contrôle. Mais vu que les maitres du monde contrôlent à peu près tous les gouvernements, ça ne pose aucun problème de déléguer la production de pétrole aux états. Tous agiront bien dans le sens voulu.

On notera également que comme par hasard, la décision d'investissement se fait toujours en période de hausse des cours. Alors que vu l'histoire des hausse de prix dans le marché du pétrole (en générale des périodes assez courtes), il est évident qu'il faut plutôt faire ça après une certaine période de baisse des cours, pour avoir une production en place au moment où les prix seront élevés.


2) Accuser les états producteurs de la responsabilité des variations des prix au lieu des compagnies pétrolières

En passant le pouvoir des compagnies pétrolières aux gouvernements, on a dédouané en très grande partie les compagnies pétrolières de l'accusation de manipulation des cours et d'entente sur les prix, vu que le pouvoir de production n'est, pour la majorité des réserves, plus entre leurs mains.

Désormais, les accusations sont reportées sur les différents pays qui veulent maximiser leur profit. Et dans la tête des gens, c'est bien normal que ces pays cherchent à faire de l'argent. Tandis qu'avec les compagnies pétrolières, il y a accusation de vouloir s'enrichir sur le dos du peuple. Donc s'il y a plus ou moins entente sur les prix, c'est plus légitime, ça passe mieux.


3) Ne pas voir les producteurs comme un pouvoir uni, grâce au grand nombre d'acteurs et à la diversité de leurs objectifs

Avoir un grand nombre de producteurs permet également de faire en sorte qu'on ne puisse pas les voir comme un pouvoir uni. Chacun est sensé être indépendant. Ils peuvent avoir des intérêts communs. Mais souvent, ils vont être divergeant (ou présentés comme étant divergeant), même sur le sujet simple des prix du pétrole.

Surtout qu'il y a des pays producteurs qui sont aussi importateurs, parce qu'ils ne produisent pas assez pour être autonomes. Au lieu d'avoir une compagnie qui a intérêt à avoir des prix élevés, on a un état producteur, mais importateur, qui a intérêt à avoir des prix bas. Donc, on doit déjà avoir une partie des pays producteurs qui n'ont pas les mêmes intérêts que les autres quand au niveau des prix.

Et puis, il y a les pays qui sont des dictatures, alors que d'autres sont plus ou moins des théocraties (certains pays musulmans), et d'autres encore des démocraties. Il y en a qui sont pauvres, il y en a qui sont riches. Il y en a qui sont puissants (USA, Russie Angleterre, etc...) et d'autres qui sont faibles (petits état d'Amérique du Sud, d'Afrique, etc...). Ca permet d'avoir encore des sources de divergences d'intérêts et d'objectifs. Ce qui rend encore plus difficile de voir ces acteurs comme un pouvoir uni.

Bien sur, il y a des moments où on met en avant que bon nombre de ces acteurs ont réussi à s'entendre sur les prix. Mais ces périodes d'ententes vont toujours être présentées comme des situations fragiles et temporaires.


4) Donner une impression d'indépendance des états


En plus, le fait d'avoir nationalisé les puits donne l'impression que les pays l'ayant fait sont vraiment indépendants. S'ils ont pu s'opposer avec succès aux compagnies pétrolière, pourtant si puissantes, ainsi qu'aux USA et à la GB, pourtant eux aussi extrêmement puissant, c'est que leur indépendance est réelle.

Donc, tout ce que font ces pays semble être le fait de pays souverains. Ca ne semble pas dicté par d'autres. L'idée que les actions de ces gouvernements obéissent à une logique politique interne est crédible.


5) Brouiller les cartes, compliquer la situation, avoir à chaque fois une explication facile à la variation des prix

Le fait d'avoir autant de producteurs aux intérêts très différents permet de brouiller les cartes. Comme dit plus haut, il y a des dictatures, des théocraties, des démocraties, des pays pauvres, riches, faibles, puissants. Toute cette variété entraine la complexité. Et avec une telle complexité, on rend le truc incompréhensible pour le profane. Ce qui fait qu'on peut facilement justifier de tout et n'importe quoi.

Et puis, grâce à cette situation, on peut justifier de variations de prix dans les deux sens. On peut justifier des prix bas en partie grâce à la mésentente des états et de la pauvreté de certains qui doivent produire beaucoup pour maintenir a flot leur économie. Et on peut justifier de prix élevés en disant qu'à ce moment là, les états ont réussi à s'entendre sur les prix. En présentant la situation d'entente comme précaire, on peut justifier des variations de prix à chaque fois par une meilleure entente ou une mésentente entre les pays producteurs. Alors que si le pouvoir de production était toujours essentiellement dans les mains des compagnies privées, le grand public pourrait trouver bizarre les variations importantes de prix.


6) Limiter la puissance des compagnies pour masquer l'unicité du pouvoir contrôlant la production pétrolière

On peut se dire également que sur un secteur aussi énorme économiquement et aussi profitable financièrement, on a le danger que les compagnies qui dominent ce secteur finissent par racheter toutes les entreprises existantes dans l'économie (comme on peut le voir actuellement, où il n'y a plus que 4 ou 5 grandes compagnies). Donc, les maitres du monde limitent la puissance des ces compagnies volontairement et éparpillent le pouvoir entre de nombreuses mains, pour qu'il n'y ait pas un pouvoir économique trop visible de la part de quelques compagnies.

23 juillet 2008

Théorie officielle de la migration du pétrole : rions un peu

Que se passe-t-il si le pétrole est enfoui en dessous de 2 km ?

En effet, selon la théorie officielle, la fenêtre de formation du pétrole se trouve à 2 km sous la terre. Au delà, ça devient du gaz. Et normalement, une fois le pétrole formé, il remonte vers la surface, par différence de pression.

Donc, si on suit bien la théorie officielle. Si du pétrole est trouvé à par exemple 4 km sous la terre, ça veut dire qu'au lieu de remonter directement, comme le stipule par ailleurs la théorie officielle, ce pétrole est d'abord descendu de 2 km, puis, une fois qu'il s'est trouvé sous une roche en forme de creux, là, pour une mystérieuse raison, il s'est arrêté de descendre. Et il s'est au contraire mis à remonter (mais il en a été empêché par la roche imperméable).

Et c'est même encore mieux que ça ; puisque comme il fallait que le pétrole migre sous la cloche imperméable, il fallait soit qu'il arrive sur le coté en oblique vers le bas, et que juste à ce moment là, il décide qu'il fallait remonter. Soit il est arrivé par en haut avec un mouvement vertical vers le bas, a contourné la cloche. Tout d'un coup, il a décidé de bouger horizontalement au lieu d'aller vers le bas, se glissant sous la cloche. Et enfin, il a décidé de se mettre à remonter. Donc, dans ce dernier cas, il ferait carrément 3 mouvements différents. Et bien sur, toujours au bon moment.

A ce niveau là de n'importe quoi, il vaut mieux en rire.



Le pétrole descend avec un trajectoire oblique (étape 1). Puis, on ne sait pas pourquoi, juste à l'endroit du creux, se met à remonter (étape 2).


Le pétrole descend verticalement en étant fort heureusement au dessus du creux (étape 1). Bien sur, il le contourne (étape 2). Puis, pour une raison plus que mystérieuse, il se met à un moment à un autre à bouger horizontalement (étape 3), et bien sur vers le creux et pas dans le sens contraire (sur cet exemple, je le fais bouger horizontalement dès qu'il est à coté. Mais il pourrait le faire plus bas). Et enfin, une fois au dessous du creux, il ne continue pas à avancer horizontalement ; ce qui ferait qu'il ne serait plus en dessous du creux. Non, il se met à remonter (étape 4). Evidemment, on ne voit pas trop pourquoi le mouvement de départ est différent du cas du dessin précédent. Mais bon. On n'est plus à ça près.

21 juillet 2008

Le développement de la théorie du pétrole abiotique en URSS, fait pour garder la confidentialité sur cette théorie ?

Quand on réfléchit au fait que la théorie du pétrole abiotique s'est développée en URSS, on peut se demander si ça n'a pas été fait exprès par les gens qui nous gouvernent dans l'ombre. Exprès pour quoi ? Pour pouvoir développer la théorie tranquillement avec peu de monde au courant de son existence ; puis pour pouvoir éventuellement l'enterrer une fois les résultats obtenus et la théorie solidement établie.

Il est quand même bizarre que l'URSS, qui était sensée être le chantre de de la libération des prolétaires, n'ait pas propagé cette théorie à fond dans les pays occidentaux. Ca n'aurait pas été difficile, puisqu'elle avait des relais très nombreux dans les pays occidentaux : écrivains, journaux, mouvements politiques. Il aurait suffit de le vouloir, et des centaines d'articles ainsi que de dizaines de livres auraient été écrits sur le sujet en quelques années. Et la théorie officielle occidentale aurait été totalement discréditée.

Dans la lutte politique contre l'occident capitaliste, ça aurait été un élément de poids. Montrer que les compagnies pétrolières et même les gouvernements capitalistes s'entendaient pour faire croire que le pétrole était une ressource rare aurait entrainé une perte de confiance de la part des gens dans ces gouvernements et aurait permis à l'URSS de se positionner en chevalier blanc sur ce sujet essentiel.

Et pourtant, rien de tout ça. Le néant total. C'est très très bizarre. D'autant plus bizarre que sur d'autres sujets, l'URSS ne manquait pas de tenter de montrer qu'elle faisait mieux que les gouvernements capitalistes (amélioration des conditions de vie, de santé, d'éducation, de bonheur social, l'aventure spatiale, etc...). Donc, c'est totalement contradictoire avec la politique de propagande pro communiste qu'elle faisait par ailleurs.

Evidemment, il y a contradiction si l'URSS était bien ce qu'elle semblait être. Si elle ne l'est pas, ça devient déjà beaucoup moins bizarre.

Mais dans ce cas, si elle n'était en fait qu'un rouage d'un pouvoir plus puissant et masqué, alors on peut se demander pourquoi ce pouvoir a permis le développement de la théorie du pétrole abiotique en URSS. Ce pouvoir n'avait pourtant pas intérêt à ce que cette théorie soit connue.

Et c'est là qu'on peut se dire que le fait de développer la théorie en URSS permettait de le faire discrètement, avec peu de monde au courant à part un cercle plus ou moins étendu de scientifiques et d'ingénieurs russes. C'était le pays idéal pour ça. La liberté de mouvement et de publication était interdite. Du coup, on était sur de pouvoir controler à fond les publications sur le sujet. On était donc sur que quasiment rien ne filtrerait à l'extérieur. Et en plus, il y avait la barrière de la langue pour la quasi totalité des occidentaux qui venait s'ajouter à ça.

Enfin, comme le pouvoir en question controle aussi la presse et les médias occidentaux, on était sur qu'au final, les très rares informations qui pourraient éventuellement sortir d'URSS, n'arriveraient jamais aux oreilles du grand public. Donc, pour des gens voulant développer la théorie, mais sans que ça n'arrive aux oreilles du grand public occidental, l'URSS était le lieu parfait.

Il y a la question de savoir si le grand public soviétique était au courant de ces informations. C'est sur que ça aurait rendu plus difficile et plus long l'étouffement de cette théorie en Russie. Mais on peut penser que la théorie n'était connue que dans un cénacle relativement restreint de scientifiques et d'ingénieurs. A l'intérieur de ce groupe, elle était largement connue, mais en dehors, il est probable que seul un très faible pourcentage de la population était au courant de son existence. Logiquement, c'est ainsi que le pouvoir occulte aurait organisé la chose. Donc, dans ce cas, la théorie restait facilement effaçable.

Bien sur, il y avait le problème du fait que si l'URSS se libéralisait un jour, tous ces documents pourraient revenir à la surface et se répandre dans le monde. Mais, ce pouvoir, puisqu'il contrôle les médias et les circuits de distribution de livres, pouvait très bien faire disparaitre relativement rapidement les livres en question du circuit. Il pouvait aussi se mettre à promouvoir la théorie du pétrole biotique et donc marginaliser celle du pétrole abiotique. Et c'est effectivement ce qui semble s'être passé. Il y a des échos comme quoi, après la libéralisation de 1989, les livres sur la théorie du pétrole abiotique ont été petit à petit supprimés des librairies et bibliothèques russes. Par ailleurs, il apparait clairement que la théorie biotique du pétrole est désormais l'unique théorie défendue par les médias russes.

Vu que de toute manière, le pouvoir en question a finalement réussit à étouffer l'information, La question "est-ce que le pouvoir en question avait prévu la chute de l'URSS, voir l'avait organisée, et avait donc eu le temps d'organiser l'étouffement de ces informations, ou est-ce qu'il a réagi après coup à l'évènement ?" n'est pas cruciale. Mais on peut penser qu'il est peu probable que le pouvoir occulte en question n'ait pas été à l'origine de la libéralisation de l'URSS. La libéralisation était donc certainement prévue de longue date. Donc, l'hypothèse qu'il n'aurait fait que réagir après coup à cet évènement est peu probable.

Donc, le fait que la théorie était été développée en URSS pourrait très bien ne pas venir du fait qu'alors, l'URSS était encore la vraie URSS communiste qui luttait pour le bien des prolétaires (chose que le regretté Rolf Martens, autre défenseur la théorie abiotique, pensait), mais simplement du fait que l'absence de libertés et la barrière de la langue assurait au pouvoir occulte la possibilité de laisser cette théorie se développer en toute discrétion, d'en récolter les informations et conclusion, puis, l'enterrer si besoin était. Il n'y aurait eu aucun altruisme, derrière le développement de cette théorie en URSS.

22 juin 2008

Le problème du blocage du pétrole issu des zones de subduction

Un autre problème, concernant la formation de pétrole dans les zones de subduction est le transport et le maintien du pétrole dans la roche ou la couche de débris.

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Le problème, au départ, c'est que les débris de plantes sont sensés se déposer au fond des océans et qu'il n'y a aucun sédiment qui va se poser dessus. La couche de débris est donc au dessus de la roche du sol océanique. Et, normalement, le pétrole va se former dans cette couche de débris.

Il n'y a donc aucune raison que le pétrole se retrouve dans la roche, vu qu'il est formé dans une couche qui est au dessus de la roche. Donc, déjà, on voit mal comment il peut se retrouver dans celle-ci par la suite.

Et on ne parle même pas du fait qu'il se retrouve souvent à 4 ou 5 km sous la surface, alors qu'il est sensé se former à une profondeur située entre 2 et 3 km et qu'il est sensé ensuite remonter immédiatement.

Mais en plus, se pose le problème du blocage du pétrole lorsque celui-ci remonte, au niveau de la plaque maritime. Pour remonter, le pétrole doit traverser soit la couche de débris (hypothèse la plus logique), soit traverser la roche qui se trouve sous la couche de débris.

Considérons d'abord la traversée de la couche de débris. Si la couche de débris laisse passer le pétrole, alors ça veut dire qu'elle est perméable à celui-ci. Donc, on ne voit pas pourquoi, une fois remonté sous la mer, via la couche de débris, le pétrole resterait dans la couche de débris. Il devrait au contraire remonter dans la mer et être perdu.

Sur ce dessin, j'ai fortement épaissi la couche de débris pour ne pas trop avoir à zoomer. Bon, c'est sur que ce n'est pas un Rembrant, mais les éléments sont là. Comme on peut le voir, le pétrole passe à travers la couche de débris et ressort dans la mer.


Ce problème reste identique si on considère la roche. Si le pétrole peut remonter dans la roche de la plaque maritime, alors, ça veut dire qu'elle est perméable au pétrole. Donc, celui-ci devrait finir par se perdre dans la mer.

Le pétrole passe dans la couche rocheuse. Mais comme il n'y a pas de zone imperméable, il ressort dans la mer.


Et a priori, il est difficile de dire que la couche supérieure de la roche maritime serait imperméable au pétrole. Déjà parce qu'on peut penser que la constitution de la roche est identique sur plusieurs centaines de mètres d'épaisseur, vu que c'est une roche formée par le magma d'une dorsale maritime. Donc, il n'y a pas de raison que le dessus de la plaque soit plus imperméable que les couches un peu plus profondes. Mais surtout, parce que vu que les débris étaient au dessus de la roche, le pétrole a du traverser celle-ci avant de remonter vers la surface. Donc, si elle a traversé la couche supérieure de la roche, ça veut dire que celle-ci est perméable au pétrole. Surtout que comme tout ça est sensé se passer sur une zone de quelques kilomètres de large, on ne voit pas trop pourquoi la composition de la roche maritime changerait fondamentalement en quelques kilomètres.

Et même en supposant qu'il y ait une ou deux couches imperméables dans la roche, vu que le pétrole est sensé remonter en permanence le long de la plaque maritime, pour éviter de se retrouver refoulé à terme dans le manteau, ça veut dire qu'à un moment ou à un autre, il se retrouverait face à une roche perméable. Et donc, il pourrait passer à travers cette roche et se perdre dans la mer.

Ou alors, si le pétrole se retrouvait bloqué dans un creux imperméable, il ne pourrait plus en bouger, et serait alors soumis au mouvement de la plaque maritime. Et il reviendrait lentement vers la zone de subduction. Et là, il y aurait deux possibilités. Soit, avec le basculement de la plaque à 45°, il ne serait plus retenu dans le creux. Il entamerait alors à nouveau une remontée. Et s'il rencontre à nouveau un creux imperméable, la même opération va se renouveler. Sinon, il sera perdu dans la mer. Et à terme, il finira forcément par être dans un cycle où il ne rencontrera pas de creux imperméable. Donc, il finira forcément par être perdu. Soit il reste retenu dans la roche, et finit par être entrainé dans le manteau avec lui.

Le pétrole se retrouve bloqué dans la roche maritime à cause du creux imperméable.

Eh oui, mais le creux se déplace avec la plaque. Et donc, rapidement, au bout de quelques dizaines de milliers d'années, le creux n'est plus dans le bon sens et laisse passer le pétrole qui se perd à nouveau dans la mer. Et même si ça n'était pas le cas, le pétrole serait alors entrainé dans les profondeurs avec le creux.


On pourrait penser aussi à la possibilité que le pétrole remontrait dans la roche et que la couche de débris végétaux serait imperméable au pétrole. Mais dans ce cas, on ne trouverait pas du pétrole à 3 ou 5 km sous le sol océanique, mais à seulement quelques dizaines de mètres (et maximum une centaine de mètres).

Et en plus, a priori, je ne crois pas qu'on dise qu'il y a encore une couche de débris au fond des océans. On doit penser qu'il n'y a plus assez de plantes pour le faire et que c'était un phénomène propre à l'époque des dinosaures. Donc, on doit penser que le dernier bout de couche de débris s'est transformé en pétrole il y a longtemps. Donc, vu qu'il n'y aurait alors plus de couche de débris, on ne pourrait pas défendre l'idée que le pétrole serait éventuellement bloqué par celle-ci.

Au passage, ça veut dire que l'idée d'infiltration horizontale du pétrole dont j'ai parlé dans l'article précédent serait annulée par ce problème. Cette idée pouvait justifier une présence de pétrole loin dans la plaque maritime. Mais si le pétrole se perd dans la mer parce que justement, il peut s'infiltrer dans la roche pour finir par la traverser, il n' y a plus de possibilité d'avoir du pétrole du coté de la plaque maritime. Et donc, on se retrouve avec le problème soit de l'absence totale de pétrole (parce qu'entièrement perdu), soit d'un champ sous forme d'une très fine bande.

On pourrait penser que le pétrole pourrait être bloqué sous la plaque terrestre. Mais, déjà, il faut voir que la plaque tectonique maritime s'enfonce très rapidement sous la plaque terrestre, à au moins 45°. Le pétrole n'est formé qu'à 2 km maximum (en profondeur et en longueur) du début de l'enfoncement de la plaque maritime. Et la zone de formation du pétrole pétrole elle-même ne s'étant que sur 1 km de large. En supposant que le pétrole se répande sur une largeur plus importante en remontant, ça ne laisserait environ que 2 km de large maximum pour retenir le pétrole. Donc, de toute manière, le champ serait très mince, comme déjà souligné précédemment.

Il y a deux possibilités concernant la retenue du pétrole par la roche terrestre. Soit la roche est immédiatement imperméable au pétrole (donc, juste au dessus de la couche de débris), soit elle l'est seulement après.

Si la roche terrestre est imperméable tout de suite au pétrole (c'est à dire que le pétrole ne s'enfonce pas dans la roche. Il est tout de suite bloqué par celle-ci), alors, vu que la plaque maritime fait un coude avec la plaque terrestre, on n'est pas dans une situation ou il y aurait un ou des creux. Donc, normalement, le pétrole devrait remonter le long du coude et ressortir dans la mer.

La roche terrestre est immédiatement imperméable au pétrole. Celui-ci remonte donc dans la couche de débris et est perdu dans la mer.


Parfois, sur certaines représentation de la zone de subduction, il y a un endroit du coude qui est à plat. Ce qui supposerait qu'éventuellement, le pétrole pourrait resté stocké dans cette zone si la roche terrestre était immédiatement imperméable. Mais alors, soit le pétrole reste dans le coin du coude, et dans ce cas, il y a toujours le problème de la largeur du champ de pétrole. Soit il s'étend vers la mer, et dans ce cas, il devrait atteindre la jonction de la plaque et ressortir.

Mais, en fait, il ne doit pas y avoir de zone horizontale. Sinon, ça voudrait dire que la plaque maritime est passée en dessous de la plaque terrestre. Et du coup, la plaque maritime n'aurait aucune raison de faire un coude après. Elle passerait sous la plaque terrestre. Donc, ce qui doit se passer, c'est que la plaque maritime est carrément arrêtée par la plaque terrestre et passe en dessous. Et ça ne fait logiquement pas un angle à 45°, mais à presque 90°. Donc, il n'y a pas de zone permettant le stockage du pétrole. Le pétrole remonte le long de la roche terrestre, mais il n'a aucun endroit où s'arrêter. Et pas question que ça biseaute la plaque terrestre. Parce qu'on retombe sur le fait que du coup, la plaque maritime ne s'enfoncerait pas à 90°, mais glisserait sous la plaque terrestre. Il faut vraiment un choc frontal avec la plaque terrestre pour qu'il y enfoncement de la plaque et pas glissement.

Deuxième possibilité, le pétrole remonte dans la roche terrestre (qui n'est donc pas imperméable au début).

Déjà, bien sur, il faut que le pétrole remonte dans un creux. Parce que sinon, avec une zone plate, le pétrole pourrait s'infiltrer sur les cotés de la zone est être perdu (dans la mer, dans l'air, ou dans le magma). Et avec des zones inclinées vers le haut, il remontrait, puis glisserait le long de la zone imperméable avant de ressortir vers la mer ou à l'air libre. Et il faut que le haut du creux soit bien au dessus de la zone de formation du pétrole. Sinon, du coté de la montagne, le pétrole risque de se retrouver dans le flux magmatique. Et bien sur, cette configuration très particulière de creux exactement au bon endroit risque d'être assez rare. Donc, il y aura plein d'endroits ou il ne pourra pas y avoir de pétrole dans la montagne (et donc pas de pétrole du tout, puisqu'on a vu qu'aux autres endroits, il ne peut pas y en avoir).

Seule solution viable. Le pétrole remonte dans la roche terrestre, qui est perméable au début, mais qui ne l'est plus après quelques centaines de mètres ou quelques kilomètres. Le problème, c'est que la largeur du champ est alors de seulement 1 ou 2 kilomètres maximum.


On pourrait avoir une zone faisant partie d'un large creux sous la montagne. Et donc, le pétrole se retrouverait d'abord en périphérie du grand creux, puis remontrait vers le haut de la montagne au sommet du grand creux. Mais ça semble difficilement possible, parce que le sommet du creux aurait toutes les chances de se retrouver alors dans le flux de magma ; ce qui entrainerait la perte du pétrole.

Le creux est plus large. Oui, mais du coup, le magma remonte dedans.

En fait, en supposant que la montagne ait une pente de 45°, ça voudrait dire que chaque kilomètre fait en hauteur entrainerait un kilomètre fait en longueur. Donc, comme une montagne de hauteur moyenne fait seulement dans les 6 ou 7 kilomètres de haut, ça voudrait dire que la zone de stockage du pétrole n'aurait qu'une largeur maximum de 4 ou 5 kilomètres. En effet, on peut penser que dans la zone des 6 ou 7 km de profondeur, le magma est présent et donc, brulerait le pétrole. Donc, si grand creux il y avait, il ne ferait que 4 ou 5 km.

Donc, même si le pétrole avait l'opportunité de rester sous la plaque terrestre, le champ n'aurait qu'une largeur minuscule.

En plus, on peut se dire que si le pétrole peut passer, peut-être que le magma pourrait lui aussi passer. Donc, il y a quand même de fortes chances qu'il y ait une infiltration de magma dans le grand creux en question.

Bien sur, ce genre de chose ne pourrait pas se passer de l'autre coté, du coté mer ou air, puisqu'il n'y aurait pas assez de place pour le grand creux. Le sommet du grand creux devrait être à l'air libre. Et donc, en fait, on n'aurait qu'une pente remontante.

Si le creux était plus large de l'autre coté, évidemment, le sommet tomberait dans le vide. Donc, on n'aurait en fait qu'une pente ascendante. Et le pétrole ressortirait dans l'eau ou à l'air libre.

Et en plus, a priori, on n'a quasiment pas trouvé de pétrole en montagne. Donc, il ne semble pas qu'on défende ce genre de théorie.

Donc, la seule possibilité qu'il y ait du pétrole dans une zone de subdution, c'est que celui-ci remonte dans la roche de la plaque terrestre (donc, la roche est perméable au départ, mais ne l'est plus après), et qu'il y rencontre une petite ou une grande zone en creux. Grande zone en creux qui ne peut se retrouver que vers la terre. Et même si ces conditions sont présentes, le champs n'aurait qu'une largeur de 4 ou 5 km, maximum. Et il se trouverait dans la montagne.

Donc de toute manière, au mieux, on n'aurait qu'un champ extrêmement mince, et surtout de faible capacité. On n'aurait pas de champ géant. Mais la plupart du temps, il ne devrait rien y avoir du tout.

16 juin 2008

Le problème de la largeur et de la forme des champs de pétrole créés dans une zone de subduction

Comme on a pu le voir, il y a seulement deux ou trois champs de pétrole ou de gaz issus d'une zone de subduction, alors qu'il devrait y en avoir beaucoup plus. Mais en plus, ces deux ou trois uniques champs n'ont pas la largeur et la forme qu'ils devraient avoir.

En effet, vu les conditions de formation du pétrole, des champs issus d'une zone de subduction devraient avoir une largeur et une forme particulière.

Un tel champ devrait avoir une largeur très faible. Comme le pétrole se forme sur une zone d'une largeur de moins d'un kilomètre, le champ qui en résulte devrait avoir une largeur qui devrait ne pas être tellement plus importante que ça (1 km). Peut-être que ça pourrait faire 2 ou 3 kilomètres, en tenant compte de la dispersion du liquide durant la remontée. Mais pas tellement plus. Tandis qu'en ce qui concerne la longueur, ça peut être très long, puisque le phénomène d'accumulation devrait se faire tout le long de la cote (mais, comme on l'a vu, on ne trouve quasiment pas de pétrole sur les zones de subduction). Et donc, le champ devrait avoir une largeur très faible par rapport à sa longueur.

Donc, la largeur ne devrait pas dépasser 2 ou 3 km. Et le champ devrait avoir une forme très allongée.

Donc, on se demande comment il se fait que les champs issus d'une zone de subduction qu'on nous présente, font des centaines de kilomètres de largeur et qu'ils ont une répartition dont la forme tient plus du rond ou du carré que de la fine bande.

Alors, bien sur, on pourrait répondre que la nappe de pétrole se répandrait par capillarité dans la zone ou elle s'accumule, s'étendant donc plus loin que là ou elle était lors de la remontée.

Seulement, déjà, ça voudrait dire que le champ pourrait se disperser jusqu'à disparaitre. Donc, ça ne tient pas tellement. Et puis, sur des dizaines de millions d'années de dispersion, le champ s'étendrait sur des milliers de kilomètres.

Ensuite, il faudrait que l'extension par capillarité se fasse plus rapidement que l'avancée de la plaque. Ca n'est pas impossible. Mais autant, on peut éventuellement comprendre que ça soit le cas quand le pétrole remonte (même si on ne voit pas trop pourquoi ça devrait remonter vu que le pétrole est pris dans la roche). Mais, une fois remonté, a priori, le phénomène de capillarité devrait être bien moins rapide que l'avancée de la plaque. Et du coup, puisqu'il est piégé dans la plaque tectonique, le pétrole devrait rester sur le point de subduction. Et on devrait donc se retrouver avec un champ qui aurait la forme décrite au départ, à savoir une forme très allongée avec une largeur de seulement 2 ou 3 kilomètres.

Et puis même si le pétrole arrivait à s'étendre du coté de la plaque maritime, il ne pourrait pas s'étendre du coté terrestre. Ceci parce que de ce coté là, il est sensé y avoir du magma. Donc, le pétrole serait brulé par le magma. Du coup, le champ devrait s'étendre seulement du coté maritime. Et il devrait donc avoir une forme de demi-cercle. Or, on n'observe pas de champs d'une telle forme. Donc, même cet argument de l'extension par capillarité ne tient pas.

En fait, ça ne devrait même pas avoir la forme d'un demi-cercle. Parce qu'il ne faut pas oublier que la plaque maritime avance vers la plaque terrestre. Donc, vu que le pétrole s'étendrait à partir du point de subduction, le pétrole partant sur les cotés devrait avoir une vitesse vers la mer moins grande que le pétrole étant exactement à l'inverse du mouvement de la plaque tectonique. C'est comme quand on essaye de remonter le courant d'une rivière. Si on va exactement dans le sens inverse du courant, on va remonter le courant plus vite (et donc plus loin dans un temps donné) que si on remonte en biais. Là, le pétrole allant exactement dans le sens inverse du mouvement de la plaque tectonique va aller plus loin que le pétrole allant en biais. Donc, on devrait se retrouver avec un champ ayant soit la forme d'un trèfle à 3 feuilles, si le pétrole qui va en biais arrive quand même à aller plus vite vers la mer que la plaque tectonique n'avance vers la terre ; soit avec un champ ayant une pointe partant vers la mer, un champ en forme de T quoi, si le pétrole partant sur les cotés est refoulé vers la zone de subduction. Mais évidemment, aucun des très rares champs présent sur une zone de subduction n'a cette forme.

Bref, encore un argument contre la théorie biotique.

12 juin 2008

Temps de formation du pétrole et vitesse de descente des plaques tectoniques

On nous dit que la formation du pétrole une fois la subduction de la plaque maritime est engagée prend des millions d'années, voir des dizaines de millions d'années. Et on nous dit par ailleurs que le pétrole se forme entre 2 km et 3 km sous la surface ; donc, sur 1 km en tout (bien sur, on se demande comment il peut y avoir du pétrole à plus de 6 km sous la surface. Mais bon).

Seulement le problème, c'est que les plaques tectoniques avancent d'entre 1 et 10 cm par an. Donc, ça veut dire que l'enfoncement de la plaque se fait lui aussi de 1 à 10 cm par an (puisque ça s'enfonce à 45 degrés : 1 km d'avancée entraine 1 km d'enfoncement). Donc, pour faire 1 km, en avançant de 10 cm par an, il faut seulement 10.000 ans. En avançant de 1 cm, il faut 100.000 ans. Bref, puisque la formation du pétrole se réalise seulement dans cette zone des 2 à 3 km, il ne faut qu'entre 10.000 et 100.000 ans pour que les débris de plantes se transforment en pétrole.

Mais en fait, le temps de formation du pétrole est forcément réglé sur la vitesse maximum d'enfoncement des plaques. S'il y a possibilité que le pétrole se forme quand la plaque est à la vitesse maximum (10 cm par an), alors, ça veut dire que le pétrole se forme tout le temps au minimum à cette vitesse là (peut-être plus vite, mais pas plus lentement). Donc, puisqu'il y a des plaques tectoniques qui avancent de 10 cm par an, ça veut dire que le pétrole se forme au maximum en 10.000 ans. Peut-être qu'il se forme plus vite (par exemple en 2000 ans), mais il ne peut pas se former plus lentement. Et c'est probablement encore moins que ça, puisque, il y a quelques centaines de millions d'années, certaines plaques devaient avancer plus rapidement que maintenant. Peut-être que certaines avançaient de 15 ou 20 cm par. Donc, on pourrait alors tabler sur un temps de formation du pétrole de maximum 7000, voir 5000 ans.

Donc, on est très loin des millions ou dizaines de millions d'années de la théorie.

A piori, ça ne change pas grand chose pour le reste du problème. On peut dire qu'on s'est trompé et changer la théorie pour une version avec un temps de formation du pétrole sur 10.000 ans. Mais ça montre quand même le n'importe quoi de la théorie. Puisque les promoteurs de la théorie officielle ne sont même pas foutus de faire un calcul aussi simple.

Mais, si on reste avec la théorie officielle du temps de formation du pétrole, alors, avec des vitesses de descente des plaques tectoniques aussi rapides, le pétrole n'a pas eu le temps de se former. Surtout qu'il semble qu'on dise qu'au carbonifère, les plaques allaient légèrement plus vite que maintenant.

Il faut aussi changer les calculs pour la vitesse de remontée du pétrole. Il faut que ça remonte de plus de 1 km en 10.000 ou 20.000 ans. Sinon, ça s'enfoncerait avec la plaque. Seulement, jusque là, on devait certainement dire que la remontée prenait des millions ou des dizaines de millions d'années.

Alors, on pourrait dire que c'est le processus en entier qui prend des dizaines de millions d'années. Le temps que les algues et le plancton tombent au fond des mers en quantité suffisante et qu'ils soient transportés par la plaque tectonique jusqu'au point de subduction, puis qu'ils se transforment en pétrole. Et on pourrait donc dire que les dizaines de millions d'années ne concernent que la phase de transport des débris de plantes jusqu'au point de subduction. Mais même si ce qu'on peut lire de la théorie officielle est souvent assez évasif et flou concernant le temps que prennent les diverses étapes du processus, il semble bien que les millions d'années concernent également le moment ou la transformation en pétrole se fait (c'est à dire, dans le bande des 2 à 3 km dans le sol). Voici quelques extraits de sites parlant de la formation du pétrole :

Voici ce que dit Alain Préat, géologue apparemment à la faculté des sciences (voir ici) :

Cette transformation a lieu dans ce que les pétroliers appellent la 'fenêtre à huile', où se produit la 'cuisson' du kérogène, située pour un gradient géothermique normal (1° pour 33 m d'enfouissement) entre environ 1000 m (à 60°C) et 4000 m (110-120°C). Là se forment donc, pendant plusieurs dizaines de millions d'années, l'huile et le gaz à partir des roches mères (généralement argileuses) ayant conservé la matière organique en quantité suffisante.

Le deuxième extrait vient de Memo, un site sur l'histoire (voir ici) :

Un autre facteur va conditionner l'apparition du pétrole : le temps. L'élévation de température doit se dérouler pendant une période suffisamment longue pour «cuire» les ingrédients de départ. Ainsi, des dépôts contenant de la matière organique et exposés à de basses températures, mais sur une longue période de temps, peuvent produire du pétrole d'une manière aussi efficace que des dépôts plus récents soumis à des températures plus élevées. Le temps est alors dit géologique, et correspond à des périodes qui atteignent plusieurs dizaines de millions d'années.

Donc, apparemment, la théorie officielle parle bien de millions d'années, et même de dizaines de millions d'années pour la période de transformation du kérogène en pétrole.

Pourquoi a-t-on sorti la théorie de la formation du pétrole vers les 2 km de profondeur ? Parce que plus profondément, vu que c'est sensé se faire sur une zone de subduction, et que la subduction entraine la création de montagnes généralement volcaniques, ça aurait été juste dans la zone magmatique (ou en tout cas, en remontant, ça aurait été dedans). D'où problème. Donc, il fallait que ce soit dans la zones des 2 ou 3 km. Pas moins profond parce qu'on avait déjà trouvé du pétrole à 1 km (et aussi que pour les conditions de formation du pétrole, ça n'aurait pas fait sérieux), mais pas plus profond à cause du magma. Donc, les conditions géologiques supposées de formation du pétrole laissaient juste une petite fenêtre pour la formation du pétrole.

Evidemment, comme déjà dit plus haut, il y a un petit problème : on a trouvé du pétrole à des profondeurs bien plus importantes que 2 ou 3 km.

08 juin 2008

Très peu de pétrole off-shore près des zones de subduction

Selon la théorie officielle, le pétrole maritime se forme lorsque les résidus d'algues accumulés au fond de la mer s'enfoncent sous la terre. Ceci parce que la plaque tectonique s'enfonce sous une plaque continentale (phénomène de subduction). Les conditions de la formation du pétrole sont alors réunies.

Bon, comme déjà vu, bien sur, la théorie officielle n'est pas gênée par le fait que le milieu des océans est vide de vie. Mais bon, passons.

Ce qui est important, c'est que puisque ce phénomène est sensé être général, on devrait avoir du pétrole à tous les endroits où il y a une zone de subduction. Voici une carte des zones de subduction.

cliquer sur l'image pour l'agrandir

Les zones de subduction sont celles où les flèches vont l'une vers l'autre.

Il devrait donc y avoir des champs géants sur toute la cote ouest de l'Amérique du Sud.

Le Japon devrait également avoir des champs géants sur sa cote est.

Et enfin, pour l'Inde, ça dépend. Si la zone était sensé être déjà terrestre au carbonifère, il ne devrait pas y avoir de pétrole. Sinon, il devrait y avoir là aussi des champs géants dans le nord de l'Inde.

Voici une deuxième carte.


Cette deuxième carte n'est pas très claire (on ne sait pas si ce sont des zone uniquement de subduction ou s'il y a en plus des zones de frottements entre les plaques). Mais si les zones avec les triangles sont des zones de subduction, ça ajouterait alors toute la zone de subduction qui va de Java au Bangladesh en passant par l'ile de Sumatra et la cote ouest de la Birmanie, ainsi que la zone qui remonte de la droite de l'Indonésie, puis la cote est des Philipines, jusqu'au Japon (et qui continue jusqu'à un tout petit bout de la cote ouest de la Russie). Toutes ces zones devraient avoir des champs off-shore géants.

Ca ajouterait aussi la zone nord du Moyen-Orient. Là, on a le même problème que pour l'Inde. Est-ce que c'est considéré comme ayant été une zone maritime au carbonifère ? Mais, cela dit, pour justifier la présence de pétrole en Irak, Iran, etc..., je crois qu'on dit que c'était une zone maritime. Donc, il est possible que selon la théorie officielle, il doive y avoir des champs géants de pétrole dans la zone nord du Moyen-Orient.

Vérifions maintenant ce qu'il en est. Ben, quand on regarde les cartes des zones pétrolifères à ces endroit là, on constate qu'il n'y a quasiment aucun champ géant de découvert.

En Amérique du Sud, les seuls gisements off-shore de la cote ouest se trouvent en Equateur. Partout ailleurs, il n'y a rien. En Amérique Centrale, il n'y a rien sur la cote ouest.



Du coté du Japon, il y a une minuscule production de gaz dans la région de Tokyo et de Niigata. Et la production de pétrole est marginale (quelques kbbls/j).

Et du coté de la ligne Java/Sumatra/cote ouest de la Birmanie/Bangladesh, on a du pétrole off-shore uniquement au niveau du Bangladesh. Il y a du pétrole off-shore en Indonésie (Java/Sumatra), mais pas du bon coté. Il y en a sur les cotes est. Mais c'est à plus de 400 km du début de la zone de subduction.

Du coté de la ligne qui commence à droite de l'Indonésie, puis remonte vers la cote Est des Philippines, jusqu'au Japon, il n'y a rien.



Pour les deux zones (Inde et nord du Moyen-Orient) qui prêtent à interrogation sur le fait que c'était des zones maritimes au carbonifère, il n'y a pas de pétrole à ces endroits.

Le nord de l'Inde ne contient pas de pétrole (il y a bien la zone de Barmer, mais elle semble être avant la zone de subduction. Et ce n'est pas un champ géant, loin de là).



Et le nord du Moyen-Orient pareil. Il y a des champs avant la zone de subduction, quelques uns après, mais apparemment pas à l'endroit de la zone de subduction.



Bien sur, vu qu'il y a du pétrole partout, probablement qu'on en découvrirait si on cherchait dans ces zones. Mais en tout cas, pour le moment, ce qu'on constate, c'est que :

1) S'il n'y a pas de pétrole, et que les compagnies pétrolières ont exploré ces zones, la théorie officielle est alors contredite par les faits

2) Si les compagnies pétrolière n'ont pas cherché de ce coté là, qu'il y ait du pétrole ou pas, ça veut dire que les compagnies pétrolières ne croient même pas à leurs propres théories, puisque, pour le pétrole off-shore, elles auraient du chercher le pétrole en priorité dans ces zones là.

Donc, la théorie de la formation du pétrole off-shore dans les zones de subduction bat légèrement de l'aile. Si les compagnies pétrolières, soit ne croient pas à leur théorie, soit l'ont essayé et n'ont rien trouvé, la crédibilité de celle-ci est de zéro.

D'ailleurs, une chose amusante est que presque partout où il y a une zone de subduction encore maritime, c'est en fait sur la cote opposée du continent ou de l'ile qu'on a trouvé la quasi totalité du pétrole off-shore. C'est le cas pour l'Amérique du Sud, où c'est sur la cote Est qu'il y a plein de pétrole off-shore. C'est le cas pour la zone longeant Sumatra et Java, où on trouve du pétrole sur la cote Est de ces iles. Et on en trouve aussi sur la cote Est de l'Inde, qui est en face de cette zone de subduction (cela dit, c'est vrai qu'il y en a sur les cotes du Bangladesh, mais quand même). C'est le cas pour la zone qui remonte vers le Japon. où le pétrole off-shore des Philippines se trouve bien à l'ouest de la zone de subduction. Je crois que c'est aussi le cas pour le Japon. Il y a du pétrole off-shore à l'ouest du Japon (en mer de Chine), mais pas à l'est.

Et même pour les zones de subduction qui ne sont plus maritimes (Nord de l'Inde et Nord du Moyen-Orient), on trouve du pétrole à coté, avant, après, la zone en question, mais a peu près jamais dessus. C'est à dire à l'endroit qui devrait correspondre à la production maximum de pétrole d'origine maritime selon la théorie officielle).

05 juin 2008

Le problème de la formation du pétrole en mer du nord

Le pétrole en mer du nord


Un peu comme pour le pétrole du golf du Mexique, il ne devrait pas y avoir de pétrole en mer du nord, puisque c'est très loin de la zone de subduction. Or, vu que la plaque maritime descend sous la plaque continentale avec un angle de 45 degrés, le pétrole devrait se trouver au minimum à 200 km sous la terre. En effet, avec une pente de 45 degrés, une avancée horizontale de 1 km entraine une descente verticale de 1km. Et le pétrole se trouve à au moins 200 km du début de la plaque continentale.

Et s'il remontait lorsqu'il est à 10 km sous la terre, il devrait se trouver à 10 km du bord de la plaque continentale, et pas aussi loin dans la plaque continentale.

Mais, en fait, cet endroit n'est même pas concerné par cette problématique, puisqu'à cet endroit du plateau continental, a priori, la théorie officielle dit qu'il n'y a pas de zone de subduction. Donc, on ne peut pas justifier de la présence de pétrole en mer du nord par la théorie de la formation maritime du pétrole. C'est à dire la formation du pétrole à partir des restes d'algues qui seraient tombés au fond de la mer et qui se seraient retrouvés loin sous le sol à cause de l'enfoncement de la plaque maritime sous la plaque continentale.

Certains pourraient ressortir la théorie de la formation du pétrole à partir des lacs. J'ai déjà montré que cette théorie de la formation de pétrole dans les lacs ne tient pas. Mais dans le cas présent, elle tient encore moins. La mer du nord est une mer très peu profonde. Elle fait en moyenne seulement 95 mètres de profondeur. Et encore, il y a des zones relativement profondes (dans les 700 mètres) qui font monter la moyenne. Mais dans plein d'endroits, la profondeur moyenne est plutôt de 40 mètres. Et il ne semble pas que les champs de pétrole et de gaz soient dans la zone où la profondeur est proche de 700 mètres.

On peut se dire que la configuration du terrain n'a pas changé. A priori, ce n'est pas une zone avec une faille ou autre point de contact de plaque tectonique. Donc, il n'y a pas de raison que ça ait été plus profond au carbonifère que maintenant. D'ailleurs, il ne semble pas que qui que ce soit du coté officiel ne défende cette idée.

Donc, vu que la mer recouvre ces zones complètement, on peut se dire qu'à une époque ou il n'y avait supposément qu'un lac, ces zones ne devaient pas être complètement couvertes, et donc, que la hauteur d'eau était moins importante. On peut penser à 20 mètres. Pour un lac, ce n'est pas terrible. Le lac le plus profond du monde est le lac Baïkal, qui fait dans les 1637 mètres au maximum. Le problème, c'est que sans profondeur, on voit mal comment justifier de la formation de pétrole.

Déjà, on ne voit pas comment le matériel biologique aurait pu tomber au fond du lac sans qu'il soit recyclé par d'autres organismes vivants (microscopiques ou macroscopiques). Autant, pour le fond des mers, on comprend éventuellement que ça n'ait pas été recyclé par des animaux, ni décomposé rapidement par des micro-organismes, à cause de la grande profondeur, autant pour un lac de 20 mètres de profondeur, ça semble complètement impossible. Donc, il n'y aurait pas pu y avoir d'accumulation du matériel biologique au fond du lac.

Mais si ça avait été le cas, la couche de végétaux morts aurait rapidement atteint 10 ou 20 mètres. Et il n'y aurait plus eu de lac. Et vu les champs géants qu'on peut trouver en mer du nord, une hauteur de végétaux morts de 20 mètres semble un minimum.

Par ailleurs, comme on ne défend pas l'idée, du coté officiel, qu'il y a eu évolution géologique à cet endroit, on voit mal comment du pétrole se serait retrouvé à plus de 2000 mètres sous le sol. Et même beaucoup plus. Par exemple, Total a découvert un champ de 5600 mètres de profondeur sous la mer à Glenelg (la mer étant profonde de seulement 100 mètres à cet endroit). Soit il y avait un trou de plus de 5600 mètres, soit il y a eu d'énormes mouvements de terrain, soit les résidus d'algues se sont retrouvés là par l'opération du saint-esprit. Mais comme personne ne parle de trou de 5600 mètres, ni de mouvement de terrain qui aurait fait que les éléments à la surface se seraient retrouvés 5600 mètres plus bas, il ne reste plus que la troisième solution.

Surtout qu'on nous dit que si les plantes ne se sont pas décomposées, c'est parce qu'à l'époque, il n'y avait pas de micro-organismes pour le faire (mais pour un lac de 20 mètres de profondeur, il reste le problème des animaux macroscopiques), mais par contre, il y en avait pour ensuite transformer les plantes en pétrole. Grosse contradiction.

Autre contradiction, on nous dit que s'il y a du charbon qui s'est formé dans le nord de la France, en Belgique et en Allemagne (dans la Ruhr), c'est que les arbres étaient près des cotes et ont été recouverts rapidement et régulièrement par la mer. Seulement, comme c'est près de la manche et de la mer du nord, ça aurait voulu dire qu'il y aurait eu une mer à cet endroit. Une mer qui aurait été plus haute que maintenant, puisqu'elle aurait recouvert des zones actuellement loin de la mer. Mais comment peut-il y avoir une mer, alors que pour justifier la présence de pétrole, on nous parle de lacs, et de la mer qui se serait retirée loin à cause de la période glacière ?

Eh oui, ça fait beaucoup de problèmes.

Le problème de la théorie officielle, c'est qu'elle est dépendante du climat, des zones de subduction, parfois de l'absence de mer, de la présence de lacs, de forets, de mouvement des zones géologiques, de la présence de vie maritime, de l'absence de micro-organismes décomposant les plantes, bref, de plein de trucs. Alors qu'avec la théorie du pétrole abiotique, il n'y a pas tous ces problèmes.

24 mai 2008

La cause de la théorie que le pétrole s'est formé seulement au Silurien, Jurassique et Crétacé : pas de proto-pétrole

On nous dit que le pétrole s'est formé essentiellement au Silurien (-443, -416 millions d'années), Jurassique (-200, -145) et Crétacé (-145, -65), et que depuis ce temps, il n'y en a plus eu qui s'est formé.

On laisse les gens dire que du pétrole a continué à se former après ces époques là et qu'il continue à s'en former un petit peu chaque jour. Mais la théorie officielle reste bien celle-là : pas de pétrole formé après -65 millions d'années.

Pourquoi cette théorie ? Ben tout simplement parce que si on disait que la pétrole s'est formé de façon continue et qu'il y en a encore qui se forme petit à petit de nos jours, il y aurait plein de pétrole en cours de formation, c'est à dire du proto-pétrole (et plusieurs types de proto-pétrole, en fonction de l'avancée de la transformation). Or, du proto-pétrole, il n'y en a pas. Donc, pour expliquer ça, il fallait une théorie disant que la production du pétrole s'est arrêtée il y a très longtemps. Ainsi, pas besoin d'expliquer l'absence totale de proto-pétrole.

Evidemment, on ne comprend pas très bien pourquoi du pétrole n'aurait pas continué à être produit pendant des millions d'années. Les conditions ayant amené à sa production n'avaient pas tellement changé. C'est d'ailleurs pour ça que plein de gens pensent que du pétrole a continué à se produire après ces époques là. Eh oui, c'est logique. Mais dans ce cas, il y aurait du proto-pétrole ; et il n'y en a pas.

Donc, soit on a une théorie assez illogique, mais pas contredite par l'absence de proto-pétrole, soit on a une théorie logique, mais contredite par l'absence de proto-pétrole. Les concepteurs officiels de la théorie de la formation du pétrole on préféré avoir une théorie bizarre mais pas contredite par les faits.

Evidemment, avec la théorie du pétrole abiotique, il n'y a pas ce problème. Vu que tout se déroule à grande profondeur, c'est normal qu'on ne trouve pas de proto-pétrole.

11 septembre 2007

La catastrophe de Tchernobyl : très probablement un sabotage

Pour continuer sur Tchernobyl, en analysant un peu le mode de fonctionnement d'une centrale nucléaire, il est clair qu'il s'agit très probablement d'un sabotage.

Un réacteur nucléaire, c'est quelque chose de très simple dans son principe et son fonctionnement. il ne s'agit jamais que de barres d'un métal qui chauffe tout seul et qui sert à chauffer de l'eau pour ensuite faire tourner une turbine électrique.

Le seul problème qui peut survenir, c'est que les outils servant à contrôler la réaction nucléaire ne tombent en panne, parce que, dans ce cas, il va y avoir une explosion de vapeur, puis l'eau va s'hydrolyser (l'hydrogène se sépare de l'oxygène et il risque ensuite d'exploser), et enfin l'uranium se met à fondre. Pour éviter ça, il y a deux méthodes : 1) refroidir les barres et modérer la réaction nucléaire avec un flux d'eau (l'hydrogène de l'eau capte les neutrons qui alimentent la réaction nucléaire) ; 2) intercaler des barres de modération (faites de bore, mais avec des bouts en graphite, à Tchernobyl) entre les barre d'uranium, pour diminuer la réaction nucléaire (en captant là aussi, les neutrons).

Donc, le problème principal, c'est soit d'apporter suffisamment d'eau pour que les barres ne fondent pas (eau qui doit être refroidie par le circuit secondaire) ; soit d'arrêter la réaction avec les barres de bore. C'est donc un problème très simple. Pour contrôler le flux d'eau, on dispose de plusieurs pompes (au moins 8 à Tchernobyl). En France, une pompe est suffisante pour assurer seule le refroidissement de l'uranium. Je ne sais pas ce qu'il en est exactement pour ces centrales russes. Mais je pense que ça doit être à peu près la même chose. On peut tabler sur un ordre de deux pompes maximum pour assurer le refroidissement du coeur. Et en plus, ces pompes sont secondées en général par des pompes de secours.


1) La version officielle

Ce qu'on met en avant, pour Tchernobyl, c'est le fait que la situation n'était pas habituelle. Profitant d'un arrêt prévu du réacteur de la tranche 4, pour des opérations courantes de maintenances, on a voulu déterminer si, en cas de perte d'alimentation générale, la turbine marchant au ralenti pourrait fournir suffisamment d'énergie électrique pour faire fonctionner les équipements de secours et les pompes de circulation de l'eau de refroidissement du coeur, jusqu'à ce que les groupes diesel de secours puissent en produire. Cet essai avait pour objet de déterminer si le refroidissement du coeur pourrait continuer à être assuré en cas de perte d'alimentation électrique. Donc, on dit que ce sont les décisions prises durant cette expérience qui ont été la cause de la catastrophe. Décisions qui ont été catastrophiques aussi à causes de certains défauts de conception de la centrale.

En fait, il y a eu plusieurs incidents mineurs ce jour là, (conduisant à chaque fois, avant l'erreur finale conduisant à la catastrophe, à un empoisonnement au Xénon du coeur). Mais c'est vers 1h23 que s'est situé l'incident majeur qui a déclenché la catastrophe. C'est là que se situe le problème.

Selon la version officielle, avant la mise en oeuvre de l'expérience, on a levé toutes les barres de modération, ce qui a obligé, en compensation, pour refroidir l'uranium du coeur, de mettre toutes les pompes à fond. Puis, lors de la mise en oeuvre de l'expérience, à 1h23, d'un seul coup, puisque la turbine électrique a été ralentie, 4 (celles qui étaient mues par l'énergie fournie par la turbine de la centrale) des 8 pompes ont été à leur tour ralenties. Ca a augmenté la chaleur dans le circuit primaire, engendrant un état instable du réacteur en augmentant la quantité de vapeur dans ce dernier. Pour pallier à ce problème, un technicien a appuyé sur le bouton d'arrêt d'urgence.

C'est présenté comme l'erreur qui a tout déclenché. Toutes les barres de contrôle sont descendues en même temps. Mais, le problème, c'est que le bout des barres de contrôle est en graphite. Or, le graphite modère très peu la réaction nucléaire. Et les barres de contrôle en question ont le défaut de descendre assez lentement (20 secondes, contre 2 secondes dans les centrales occidentales). Ce qui fait que durant ces quelques secondes, la modération ne se fait plus (puisqu'il n'y a plus d'eau pour modérer la réaction, puisque à la place, il y a la barre en graphique, et que les barres de bore ne sont pas encore en place). Donc, la réaction nucléaire s'est totalement emballée et a été multipliée par 100 En quelques secondes, passant à 300.000 MW. Du coup, une grosse partie de l'eau s'est transformée en vapeur en quelques instants, entraînant une explosion. Puis, sous l'effet de la chaleur, la vapeur à été hydrolysée, c'est à dire que l'hydrogène s'est séparé de l'oxygène. Enfin, l'hydrogène, en contact avec le graphite surchauffé a explosé, dispersant dans l'atmosphère une partie du combustible radioactif.


2) Les problèmes que pose la version officielle

Cette version des choses fait assez clean et logique. Mais, si on gratte un peu la surface de ce vernis, on s'aperçoit que c'est loin d'être le cas.

Plusieurs questions se posent :

1) En quoi le ralentissement de 4 pompes à provoqué un état instable ? De quel nature était-il ? Est-ce qu'avoir seulement 4 pompes fonctionnant à plein régime et 4 pompes à régime moins fort était insuffisant pour modérer et refroidir le coeur avec les barres de modérations retirées ?

2) Si c'est vraiment le cas, pourquoi un tel état n'a pas été prévu ? C'était pourtant parfaitement prévisible. Ca n'avait rien d'extraordinaire de prévoir une telle chose. Or, une telle bourde était impossible, vu la présence de nombreux ingénieurs et vu la présence plus que probable d'un logiciel expert prévenant du danger.

3) Pourquoi avoir descendu les barres de contrôle plutôt que d'avoir augmenté la puissance des pompes restantes ? Surtout vu le problème des bouts en graphite des barres de contrôle (problème qui était connu des ingénieurs russes). Et si le problème était de descendre toutes les barres en même temps (problème connu, donc), pourquoi ne pas les avoir descendu les unes après les autres ?

4) Pourquoi la descente des barres de modération n'a-t-il pas engendré le même genre de problème dans des centrales similaires ? En effet, ce qui semble avoir posé problème, ce n'est pas tellement la chaleur de l'eau, mais la lenteur de descente des barre en graphite. Si ça fait passer pendant quelques secondes le réacteur à 300.000 MW, soit 100 fois plus que le maximum habituel, peu importe la chaleur de l'eau, elle sera vaporisée aussitôt.

Ce qu'on nous dit, en fait, c'est qu'on a mis le réacteur dans un état ou il était obligatoire de descendre à terme toutes les barres de modération, donc, d'arrêter le coeur. Ben oui, parce que si la levée des barres de contrôle obligeait à mettre toutes les pompes à fond pour éviter un accident, dans la mesure où on savait que l'arrêt de la turbine génératrice allait ralentir les 4 pompes liées à son fonctionnement, il ne restait plus qu'une solution, descendre les barres de modération.

A partir de là, deux possibilités. 1) soit l'augmentation de température de l'eau ne nécessitait pas la descente de toutes les barres de modération, et donc, ne nécessitait pas l'arrêt complet du réacteur. Et dans ce cas, on se demande bien pourquoi l'opérateur a procédé à l'arrêt complet du réacteur. Et on se demande également pourquoi il y a eu explosion, puisque, comme la température de l'eau ne nécessitait pas l'arrêt complet du réacteur, elle ne devait pas être assez chaude pour se vaporiser et entraîner l'accident. Sinon, ça serait arrivé bien avant dans d'autres centrales de ce type ; 2) soit ça nécessitait l'arrêt complet du réacteur (ce qui n'était vraiment pas le but de l'expérience). Et dans ce cas, on se demande pourquoi on a mis le réacteur dans cet état, puisque c'était parfaitement prévisible.

Evidemment, si on pouvait augmenter le flux des pompes au lieu de baisser les barres de contrôle, on se demande bien pourquoi ça n'a pas été fait.

On peut aussi se demander pourquoi ils n'ont pas prévu que le ralentissement des pompes allait se produire et engendrer un état instable. Et pourquoi, alors, ils n'ont pas baissé quelques barres de contrôle au moment ou ils ont arrêté la turbine, ou pourquoi ils n'ont pas augmenté le flux des pompes restantes (si c'était possible, bien sur).

Et avant ça, un peu avant la mise en place de l'expérience, on peut se demander pourquoi ils n'ont pas plutôt descendu quelques barres de modérations et eu une partie des pompes ne fonctionnant pas au maximum, plutôt que de monter toutes les barres, et avoir eu toutes les pompes au maximum. C'était beaucoup plus logique. Ca leur aurait permis, lors de l'expérience, d'avoir une marge de manoeuvre. Comme ils savaient qu'une partie des pompes allait ralentir, ça évitait d'avoir un risque de surchauffe de l'eau. Ensuite, on avait le temps de mettre en marche le groupe électrogène de secours pour mettre à nouveau les 4 pompes à fond. Et à ce moment-là, on pouvait remonter toutes les barres de contrôle.

Par ailleurs, on se demande comment ça se fait qu'il n'y ait pas eu un remplacement immédiat de l'alimentation des 4 pompes assurée normalement par la turbine de la centrale, par celle venant des générateurs de secours. Ca aussi, ça devait être prévu. Donc, ils ne devaient pas être surpris.

On pourra dire que c'était le but de l'expérience de déterminer ce qui allait se passer dans le cas de la perte d'alimentation en électricité (à cause de l'arrêt de la turbine génératrice) de certains éléments vitaux de la centrale. Cela dit, dans ce cas, l'expérience semble une expérience d'apprenti sorcier. C'est genre "on va voir ce que ça fait s'il n'y a plus d'énergie pour alimenter les pompes et les systèmes de secours. Et s'il ne se passe rien de grave avant que les générateurs de secours ne se mettent en marche". Or, a priori, il est évident que si on coupe tout ce qui permet à la centrale de marcher correctement, on va aboutir directement à une catastrophe. Ou alors, l'expérience ne consistait pas vraiment en ça, mais consistait à voir si le groupe électrogène de secours fonctionnait bien. Dans ce cas, il aurait du prendre le relais immédiatement. Et il n'y aurait pas eu de ralentissement de 4 des 8 pompes.

Et tout ça, en plus, en faisant en sorte que tout le refroidissement et toute la modération du coeur soit assuré par les pompes. On sait que les pompes vont diminuer de vitesse et qu'on ne va pas pouvoir les accélérer avant quelques temps. On sait qu'il faut qu'elles soient à fond pour assurer le refroidissement correct du coeur, et que toute diminution pourrait poser problème. Mais on fait reposer tout le refroidissement et la modération du coeur sur les pompes. Si on voulait créer un accident, on ne pouvait pas mieux procéder.

Par ailleurs, en France, le refroidissement peut être assuré entièrement par une seule pompe. Donc, ça semble très bizarre qu'avec 4 pompes encore en pleine activité, et 4 pompes ayant seulement ralenti, on soit arrivé à une situation critique.

En plus, l'arrêt d'urgence peut-être utilisé à d'autres moments. Donc, ça veut dire qu'à chaque fois qu'on appui sur le bouton d'arrêt d'urgence alors que la majeure partie des barres de contrôle est retirée du coeur, on doit obtenir un accident du type Tchernobyl.

Tout ça est donc cousu de fils blancs. Quelle que soit la situation éventuelle, elle est totalement anormale et conduit à penser clairement à un sabotage.

Les incidents précédents, dans la journée, ayant entraîné une soi-disant contamination du coeur au Xénon, conduisent eux aussi à conclure à un sabotage. Il n'y avait là non plus aucune raison d'obtenir ces incidents et donc, l'empoisonnement au Xénon. Par contre, comme par hasard, ces incidents ont permis de justifier la suppression de plusieurs mesures de sécurité qui, par la suite, seront en partie invoquées pour justifier "l'accident" final.

C'est à 0h28, que l'effondrement de puissance de 500 MW à 30 MW a entraîné la désactivation de certains régulateurs automatiques pour continuer l'expérience. Donc, peut-être qu'on a fait exprès d'avoir cet effondrement de puissance pour pouvoir ensuite outrepasser les contrôles. Outrepassament des contrôles qui permettait ensuite de justifier en partie "l'accident".


3) La responsabilité reportée sur les opérateurs de la centrale

Alors, bien sur, comme il n'y avait aucune raison qu'une telle catastrophe arrive, même si on accuse en partie la conception de la centrale, on met la responsabilité finale sur le dos des opérateurs de la centrale, qui auraient pris les mauvaises décisions.

On fait reposer ça sur un opérateur qui aurait tout d'un coup, pris la décision de descendre les barres. Mais, déjà, il n'était pas seul. Donc, il y aurait forcément eu d'autres opérateurs qui lui auraient dit de ne pas le faire. Et puis, de toutes manières, il y a tout ce qui s'est passé avant, qui rend la thèse de l'incompétence des opérateurs très peu crédible. Et qui rend beaucoup plus crédible la thèse du sabotage volontaire.

Cela dit, rapidement, on opère un glissement d'analyse et on accuse en fait le gouvernement qui cloisonnait trop les savoirs, qui avait mis le directeur de la centrale par copinage, que par manque de moyen, les techniciens et ingénieurs étaient mal formés. Bref, c'est le faute à pas de chance, au destin, à la nature des choses, etc... Et il n'y a donc aucune raison de faire une investigation très poussée... qui pourrait gêner certaines personnes.

Donc, on noie le poisson.


4) Une version probable, et les vrais responsables

La version la plus probable, c'est donc que la catastrophe de Tchernobyl est due à un sabotage. Des incidents ont été créés avant la catastrophe finale pour supprimer les mesures de sécurité automatiques. Et la suppression des mesures de sécurité automatiques, ajouté à "l'erreur" du technicien qui a abaissé toutes les barres de modération en même temps permettait ensuite de justifier la catastrophe aux yeux du grand public. Concernant les techniciens, il est clair qu'une partie devait faire partie du complot.

Quand à la décision, elle doit venir du gouvernement russe lui-même (et au delà, de ceux qui dominent la politique mondiale). Le fait que le gouvernement n'ait pas fait d'investigation et n'ait pas évoqué le sabotage comme possible raison (alors que tout montre que c'en est un) indique clairement que le coup venait de lui.

Pourquoi le gouvernement russe aurait créé cet accident ? Eh bien, pour donner le coup de grâce au développement de l'énergie nucléaire dans le monde. Ce ne sont pas les russes spécifiquement qui ont fait le coup, mais la clique qui contrôle les gouvernements. Et ça a marché. L'énergie nucléaire, qui commençait à être fortement critiquée, mais dont les partisans restaient encore relativement puissants, et dont l'image dans le public restait assez positive, a vu son développement presque totalement stoppé dans le monde. Il y a eu three miles Island, qui a entraîné déjà de forts doutes sur la sécurité de l'énergie nucléaire, doutes relayés par les associations écologistes, Hollywood et les médias. Et Tchernobyl est venu donner le coup de grâce. C'était le méga accident nécessaire pour donner le coup d'arrêt au développement du nucléaire dans le monde. Un peu comme les attentats du 11 septembre 2001 ont été le prétexte à la guerre en Irak et à la mise en place de mesures totalitaires partout dans le monde (attentats perpétrés évidemment par la clique qui gère les affaires du monde, pas par quelques pauvres terroristes musulmans armés de couteaux. Mais bon, vu le nombre de sites sur le sujet, tout le monde sait ça maintenant. Je n'ai pas à y revenir).

D'ailleurs, Gorbatchev a été le premier fossoyeur de la Russie communiste, ce qui a permis ensuite, sous Eltsin, le hold-up des oligarques sur l'économie russe. Donc, les choses vont toutes dans le même sens. Gorbatchev était un agent de ceux qui dominent la politique mondial. Et faire un sabotage d'une centrale nucléaire pour stopper le développement de l'énergie nucléaire au niveau mondial, pour quelqu'un qui était en train de liquider la Russie soviétique, c'était vraiment une opération presque mineure.

Le fait qu'on ait laissé se répandre le mensonge sur l'impact du nuage radioactif sur la radioactivité en Europe montre bien que tous les gouvernements européens étaient de mèche. Sinon, il leur aurait été facile de montrer le peu d'impact que ça devait entraîner, comme je l'ai fait dans le précédent article.

Enfin, il est bien sur possible que rien de tout ça ne se soit passé comme dit officiellement, de près ou de loin. Après tout, dans le même genre, on sait bien qu'il n'y a eu aucun Boeing 757 piloté par des débutants qui ait volé à 850 km/h au ras du sol, se soit entièrement engouffré dans une fenêtre au rez-de-chaussée du Pentagone en laissant à peine deux ou trois débris sur la pelouse, avant d'être complètement annihilé par les flammes, le 11 septembre 2001. Donc, le mensonge pur et simple est parfaitement possible. Qui sait si les barres d'uranium n'avaient pas été retirées avant la catastrophe, et qu'on n'a pas tout simplement dynamité le toit de la centrale ? Ensuite, il suffisait de montrer quelques images du toit de la centrale avec de la fumée s'en échappant, quelques films faits par ordinateur de l'extension du nuage en Europe, des estimations de pics de radioactivité bidonnées, des histoires inventées sur les centaines de milliers de travailleurs se relayant au pied de la centrale (ça c'était peut-être vrai cela dit. Ils n'avaient pas besoin de mentir spécialement dessus. Mais ça peut être aussi complètement faux). Et comme personne ne pouvait vérifier, et que, de toute manière, de telles personnes n'auraient pas eu accès aux médias de masse, tout ça passait comme une lettre à la poste. Il est bien sur très possible qu'une partie des opérateurs de la centrale qui sont morts peu après la catastrophe, aient été tués (par la prise de médicaments surdosés par exemple, ou tout simplement mélangés à du poison) pour éviter qu'ils ne parlent. Il était facile ensuite d'impliquer la radioactivité comme responsable de leur mort. Bien sur, ce n'est qu'une hypothèse, mais on ne sait jamais.

13 juin 2007

L'influence de la catastrophe de Tchernobyl sur la quantité de radioactivité en Europe

Je profite du blog, et aussi du fait que j'ai parlé du nucléaire (d'ailleurs, je n'ai pas fini d'en parler) pour aborder une chose qui m'énerve depuis longtemps (21 ans en fait) : le problème des effets de la catastrophe de Tchernobyl sur l'Europe et sur la France.

Apparemment quasiment personne n'a pensé à la chose suivante, qui est pourtant du domaine de l'évidence la plus aveuglante, la première chose à laquelle on devrait penser : vu que la dispersion de l'uranium s'est réalisée sur l'Europe entière (mers comprises), celui-ci devait être tellement dilué, que, hormis à proximité de la centrale, l'impact a du être quasi nul en terme d'augmentation de la radioactivité.

Voyons, on a 70 tonnes de combustible dans une centrale. La masse volumique de l'uranium est de 19 tonnes par m3. Donc, 70 tonnes font un volume de 3,6 m3. Disons 4 m3 pour simplifier les calculs. Apparemment, au moins la moitié du combustible a fondu et est resté dans la centrale de Tchernobyl. Donc, ça ne ferait que 2 m3 qui se seraient échappés de la centrale par la voie des airs. Apparemment, une partie de ces 2 m3 est retombée à proximité de la centrale et des alentours un peu plus éloignés. Supposons qu'il ne restait que 1 m3. Ca voudrait dire qu'un cube de 1 m3 aurait contaminé l'Europe entière. C'est totalement ridicule.

On aurait l'équivalent d'un sac de 1 m3 de poudre d'uranium (et autres éléments radioactifs) qui aurait été dispersé sur 10 millions de km2 (la surface de l'Europe) et ça aurait augmenté dans des proportions énormes la radioactivité et ça aurait mis en danger les gens qui auraient mangé des plantes cueillies à cette époque là. D'emblée, on se dit que c'est n'importe quoi. Mais faisons le calcul.

Pour arriver à couvrir l'équivalent de 10 millions de km² (soit 10 mille milliards de m², puisque un kilomètre carré égale un million de mètres carrés) avec un cube de 1m3, il faudrait 10 mille milliards de carrés de 1m2 et de 1/100 000 000 ème de millimètres d'épaisseur, soit 10 picomètres (10 x 10-12 mètres). Donc, sur chaque mètre carré de l'europe, il y aurait eu dépot d'une pellicule de 10 picomètres d'épaisseur d'uranium et autres éléments radioactifs.

En terme de poids, ça fait donc (puisque 1 m3 d'uranium pèse environ 20 tonnes), 20 tonnes divisées par 10 mille milliards, soit 2 millionièmes de grammes par m2. Or, dans les terrains granitiques et sédimentaires, la proportion d'uranium est de 3 grammes par tonne de roche. Donc, l'augmentation de la radioactivité a forcément été dérisoire.

Selon Wikipédia, un jardin carré de 20 mètres de coté (400 m²) contient sur 10 mètres de profondeur, 24 kg d'uranium. Donc, 400 fois 2 millionièmes de gramme, ça fait 800 millionièmes de grammes de rajoutés à ce jardin, soit 0,000003 %. Bien sur, il y en a plus en surface. Donc, calculons sur un mètre, ça fait 0,00003 % de radioactivité en plus. Et 0,0003 % sur 10 centimètres. Bref, on est dans le domaine du bruit de fond.

Vu qu'il y a autant d'uranium dans du béton que dans de la roche (puisque le béton est constitué de roches), et en considérant cette épaisseur de 10 cm, un individu reçoit donc chez lui 3.000 fois plus de radiations par an à cause du sol et des murs de son appartement qu'à cause de Tchernobyl. S'il va pendant un seule demi-journée à la montagne, où souvent, il y a deux fois plus de radioactivité qu'en plaine, il va recevoir plus de radioactivité supplémentaire que celle causée en un an par le nuage de Tchernobyl.

Même si ça s'est concentré un peu plus dans les cours d'eau, c'est resté du domaine du bruit de fond. D'ailleurs, le Rhône à lui tout seul charrie 100 tonnes d'Uranium par an (voir wikipédia), soit 5 fois plus que les 20 tonnes réparties sur toute l'Europe.

Et il y a 3mg d'uranium par mètre cube d'eau de mer. Soit 1000 fois plus d'uranium que la quantité qui s'est déposée sur 1 m2 de sol à cause de Tchernobyl. Donc, quand on se baigne dans la mer, en supposant que sur la durée des vacances, on est resté 24 heures dedans, on prend 2,7 (1000 divisé par 365) fois la radioactivité prise sur un an à cause de la catastrophe de Tchernobyl. Et certainement beaucoup plus, puisqu'on est la plupart du temps dans des appartements, donc, des zones ou la poussière en question, soit n'est pas rentré, soit est rentrée, mais a été évacuée rapidement dès le premier coup d'aspirateur.

Et en plus, en France, le nuage était en bout de course. Il était sensé s'être débarrassé de l'essentiel de sa poussière radioactive. Donc, on peut tabler sans problème sur une quantité 10 fois moins importante de matière radioactive.

Je ne sais pas, mais c'est vraiment la première idée qui vient à l'esprit quand on parle d'une dispersion à une telle échelle. Est-ce que le volume en jeu n'est pas trop petit pour être complètement dilué ? Parce que, quand même, on parle de l'Europe entière, pas de quelques kilomètres carrés.

Au lieu de se faire ces réflexions de base, en France, tout le monde se concentre sur le fait que le nuage aurait passé la frontière, contrairement à ce que disait le gouvernement, en se croyant très malin (genre nous, on ne nous la fait pas).

Et c'est là-dessus que tout le monde s'est affolé à l'époque.

En fait, croire que l'uranium de Tchernobyl ait contaminé l'ensemble de l'Europe à des taux énormes, c'est comme croire qu'un ou quelques sacs d'engrais pourraient fertiliser toutes les terres agricoles d'Europe. N'importe qui réagirait immédiatement et dirait que c'est n'importe quoi, que c'est ridicule. Mais, avec Tchernobyl, non.