14 juin 2017

La catastrophe de Deepwater Horizon (partie 1/2)


Le 20 avril 2010, la plateforme pétrolière Deepwater Horizon, située dans le golfe du Mexique, a subi une explosion. Immédiatement, un incendie s'est déclaré. Puis, le conduit par lequel remontait le pétrole s'est cassé, entrainant une pollution importante. Enfin, au bout de 2 jours, la plateforme a coulé. Elle repose désormais par 1.500 m de fond.

Si on reste à la surface des choses, il semble s'agir d'un simple accident ; soit un coup de manque de chance pur et simple, soit un mélange de malchance et de manquements vis-à-vis de la sécurité de la part de BP.

Personnellement, je pense que ça va plus loin que ça et qu'il s'agit d'une opération psychologique destinée à contrer la théorie du pétrole abiotique.


1) Une opération psychologique


En effet, immédiatement après la catastrophe, de nombreux articles dans les journaux mainstream et pseudo-conspirationnistes (Alex Jones par exemple) ont exploité l'affaire dans un sens qui va subtilement à l'encontre de la théorie abiotique.

Globalement, le discours a été le suivant : les forages ultra-profonds en haute-mer sont dangereux.
Ensuite, les médias mainstream et pseudo-conspirationnistes ont varié sur les autres éléments de leur discours. Les médias mainstream n'ont évidemment pas parlé de pétrole abiotique, alors que médias pseudo-conspirationnistes l'ont fait. Mais, malgré la variation sur la méthode, le résultat était finalement le même concernant la théorie du pétrole abiotique.

Effectivement, les médias mainstream n'ont pas parlé de pétrole abiotique pour cet évènement précis. Mais à ce moment-là, ils avaient déjà commencé à en parler par ailleurs. Et, comme on l'a vu dans un autre article, ils ont laissé entendre que la théorie du pétrole abiotique était connue, et qu'il y a deux types de pétrole, le fossile et l'abiotique (alors qu'en réalité, tout le pétrole extrait est abiotique). Mais ils ajoutaient que, non seulement ce dernier est présent en faibles quantités, mais qu'en plus, il n'est accessible qu'à de très grandes profondeurs.

Dès lors, avec la catastrophe de Deepwater Horizon, on introduisait subrepticement les idées suivantes dans l'esprit des gens : pétrole abiotique = pétrole ultra profond ; pétrole ultra-profond = danger de catastrophe écologique majeure ; donc pétrole abiotique = danger de catastrophe écologique majeure.

Donc, on conduisait les gens à penser que non seulement, il y a une faible quantité de pétrole abiotique, non seulement il coute cher, mais qu'en plus, il est extrêmement dangereux. Donc, il ne faut pas l'exploiter.

Du côté pseudo-conspirationniste, c'est dire, des sites mis en place par l'élite pour tromper les personnes commençant à douter des informations officielles, on mettait surtout en avant le fait que le forage ultra-profond montrait de façon indirecte la réalité du pétrole abiotique. L'idée était que si BP forait aussi loin, c'est parce que les compagnies pétrolières n'arrivaient plus à trouver du pétrole "conventionnel" et faisait donc du forage ultra-profond pour extraire du pétrole abiotique.

On constate au passage que les sites pseudo-conspirationnistes reprenaient l'idée développée dans les think-tanks de contre-intelligence qu'il y a deux types de pétrole et que celui qui est actuellement extrait est du pétrole classique. On reprenait également (implicitement) l'idée que le pétrole abiotique se trouve à de très grandes profondeurs. Enfin, on retrouve l'idée que les réserves de pétrole conventionnel vont finir par être insuffisantes pour satisfaire la demande.

Par contre, on parlait du fait que les quantités de pétrole abiotique pourraient être très importantes.
Donc, on parlait du pétrole abiotique de façon plus ouverte. Mais au final, l'effet était le même que le discours officiel ; parce que le problème restait identique. Si le pétrole abiotique ne se trouvait qu'à de très grandes profondeurs, et que forer aussi loin entrainait de très gros risques de catastrophe écologique, logiquement, exploiter du pétrole abiotique était très risqué. Et donc, la conclusion est qu'il ne faut pas l'exploiter.

Et les sites pseudo-conspirationniste ont cessé d'écrire des articles sur le pétrole abiotique très rapidement. Du coup, les gens n'ont pas eu tellement l'occasion d'y réfléchir à nouveau depuis 2010, et il ne reste dans leur tête que l'impression que le pétrole abiotique, s'il existe, ne doit pas être exploité à cause de sa dangerosité.

La soudaineté et l'unanimité à parler de la théorie abiotique à cette occasion montre bien que tout ça était orchestré. Que ce genre de sujet très peu connu soit discuté en masse tout d'un coup, c'est le genre de chose qui n'arrive pas par hasard. Surtout que, comme dit plus haut, on a arrêté de parler du pétrole abiotique aussi vite qu'on s'était mis à le faire. Pourquoi les sites conspirationnistes se seraient arrêtés d'en discuter, alors que c'est un sujet extrêmement important ? Tout simplement parce qu'ils sont en réalité aux ordres et que dans le plan des maitres du monde, il fallait que l'agitation sur le sujet dure pendant très peu de temps, histoire que les gens ne poussent pas les recherches plus loin et restent donc sur un vague souvenir d'une version tronquée de la théorie du pétrole abiotique. Le fait de ne plus en parler permettait aussi de faire donner l'impression que finalement, ça n'était pas si important. Et si ça n'était pas si important, c'est probablement que c'est faux, ou loin d'être si prometteur qu'on le dit.


2) Réalité de la catastrophe


On pourrait bien sûr se dire que détruire une plateforme pétrolière était vraiment payer cher pour une simple opération psychologique, en plus sur un sujet quasiment inconnu des masses (même si très important). Mais ça c'est vrai seulement si la catastrophe était réelle. Si c'était une opération factice, sans aucune réalité, avec de simples montages vidéos et autres effets spéciaux, ça ne coutait quasiment rien en fait. Les spécialistes en effets spéciaux travaillent déjà pour eux ; et les faire œuvrer sur ce sujet ne leur coute alors pas plus cher que de les faire plancher sur un autre. Et c'est pareil pour les journalistes.

Et justement, on peut douter de la réalité de la catastrophe. Déjà, il faut voir que ça s'est passé en pleine mer. Donc, un endroit pas accessible aux gens ordinaires. Ça permettait d'inventer n'importe quoi.
Par ailleurs, la plateforme a coulé au bout de seulement 2 jours. Donc, après un temps très court, il était impossible à quiconque (hors spécialistes possédant d'énormes moyens) de pouvoir vérifier si la plateforme avait vraiment été là et si elle avait vraiment flambé et coulé.

Et puis, on apprend sur Wikipédia que le gouvernement a interdit à quiconque de survoler la zone. Apparemment, seuls quelques photographes approuvés par BP auraient pu y accéder et prendre des photos, en compagnie de responsables de la société. Donc, la plupart des journalistes et surtout les gens ordinaires, n'ont pas pu vérifier s'il y avait une quelconque réalité derrière cette histoire.

Voici l'extrait de Wikipédia :

"Le 18 mai 2010, BP a été désigné premier "Parti Responsable" en accord avec le Oil Pollution Act de 1990, ce qui signifie que BP avait autorité opérationnelle dans la coordination des opérations.

Les premières images vidéo ont été dévoilées le 12 mai, et de nouvelles images vidéo l'ont été par les membres du Congrès ayant eu accès à celles-ci via BP.

Pendant les opérations contre la marée noire, à la demande de la Garde côtière, la Federal Aviation Administration (FAA) a mis en place une zone temporaire de restriction de vol de 2300 km2 au-dessus de la zone des opérations. Les restrictions devaient servir à empêcher le trafic aérien civil d'interférer avec les avions participant aux opérations. Tous les vols dans la zone des opérations ont été interdits, sauf les vols autorisés par le contrôle du trafic aérien, c'est-à-dire : les vols de routine en soutien des opérations pétrolières en mer ; les opérations fédérales, étatiques, locales et militaires aidant à la gestion de la marée noire ; ainsi que les opérations de secours aérien et d'application de la loi. Des exceptions à ces restrictions ont été accordées au cas par cas conditionnée par les questions de sécurité, les exigences opérationnelles, les conditions météorologiques, et le volume du trafic. Aucun vol, à l'exception des avions effectuant des opérations aériennes de dispersion chimique, ou pour l'atterrissage et le décollage, n'étaient autorisés en dessous de 1 000 mètres (3300 pieds). Malgré les restrictions, il y avait 800 à 1 000 vols par jour pendant les opérations.

Les autorités locales et fédérales, invoquant l'autorité de BP, ont refusé l'accès aux membres de la presse tentant d'étudier la marée noire par reconnaissance aérienne, pas bateaux et sur terre, bloquant l'accès aux zones qui étaient ouverts au public. Dans certains cas, les photographes ont eu un accès seulement avec des responsables de BP, ceux-ci les escortant sur des bateaux et des avions sous contrat avec BP. Par exemple, la Garde côtière américaine a arrêté le bateau de Jean-Michel Cousteau et lui a permis de continuer seulement après que la Garde côtière se soit assuré qu'aucun journaliste ne se trouvait à bord. Dans un autre exemple, une équipe de CBS News s'est vue refuser l'accès aux plages couvertes de pétrole de la zone de marée noire. L'équipe de CBS s'est vue dire par les autorités: "ce sont les règles de BP, pas les nôtres," lorsqu'elle a essayé de filmer la zone. Certains membres du Congrès ont critiqué les restrictions imposées à l'accès des journalistes.

La FAA a nié que les employés ou les contractuels de BP aient pris des décisions concernant les vols et les accès, et a dit que ces décisions ont été prises par la FAA et la Garde côtière. La FAA a reconnu que l'accès aux médias a été limité aux avions ou aux hélicoptères loués, mais que ceci a été géré par la Garde côtière. La Garde côtière et BP ont nié avoir une politique de restriction d'accès des journalistes. Ils ont noté que des membres des médias ont été intégrés avec les autorités et ont été autorisés à couvrir les opérations depuis le début ; plus de 400 ont embarqué à bord de bateaux et d'avions jusqu'à maintenant. Ils ont également dit qu'ils voulaient fournir un accès à l'information tout en maintenant la sécurité."

Bien sûr, les journalistes sont aux ordres. Donc, il n'y avait pas de raison de les empêcher de venir enquêter. Finalement, seul ce qui aurait été validé par l'élite aurait été publié. Mais, ce qu'il y a, c'est que comme on parlait de survol, s'il n'y avait pas eu ces restrictions, ça aurait été accessible à des journalistes pas complètement corrompus, et aussi à des associations écologistes, ou autres, avec possiblement des gens honnêtes. Et puis, peut-être que des particuliers seraient allés voir ce qui se passait. Donc, par sécurité, il fallait que l'interdiction soit quasi-totale, avec seulement quelques happy few corrompus recevant des autorisations.

Au final, avec personne ne pouvant vérifier ce qui s'était vraiment passé, il était très facile aux organisateurs de l'opération de faire quelque chose de complètement fictif, à base d'effets spéciaux. Avec les moyens de maintenant, c'est un jeu d'enfant de réaliser ce genre de montage vidéo. Et comme les gens en question possèdent des moyens gigantesques, ça ne présentait aucune difficulté  pour eux.


Une variante possible à ce scénario, c'est qu'on ait filmé l'incendie d'une autre plateforme pétrolière qui se serait passé quelques temps avant l'affaire et qu'on ait fait passer ça comme la catastrophe de Deepwater Horizon. En pleine mer, rien n'aurait permis d'indiquer le lieu et la date de l'évènement. Comme des plateformes pétrolières, il y en a des milliers, il doit être facile de trouver des images d'autres incendies. Par ailleurs, non seulement les plateformes pétrolières se ressemblent, mais en plus, avec l'énorme quantité de fumée générée par un incendie, il est difficile de différencier une plateforme d'une autre. Et en cas de légère différence d'aspect au niveau des endroits n'étant pas noyés dans la fumée, des trucages par ordinateurs pouvaient être utilisés. Dans cette version, il y aurait donc une base réelle aux images montrées.
Bien sûr, la plateforme n'est plus là. Mais peut-être qu'elle n'y a jamais été. Qui sait ? Après tout, elle était supposée se trouver à environ 75 km des côtes. Et la côte la plus proche est inhabitée sur au moins 34 km à l'intérieur des terres. Donc, il ne doit pas y avoir beaucoup de bateaux de plaisance qui naviguent à proximité. Et les bateaux commerciaux passent peut-être ailleurs. 

Mais si elle a réellement été à cet endroit, vu qu'il s'agit d'une plateforme flottante, il suffisait de la transporter ailleurs, à 100 ou 200 km de là. Ça doit couter cher. Mais beaucoup moins cher qu'une vraie destruction. Il faut voir qu'elle a été fabriquée en 2001 en Corée du Sud à Ulsan, dans le chantier naval de Hyundai Heavy Industries. Donc, si elle a pu être transportée de Corée du Sud jusqu'au golfe du Mexique, ça ne devait pas trop poser de problème de l'emmener ailleurs.

Par ailleurs, les prix du pétrole, qui été déjà élevés, ont remonté en 2010 et sont resté à des niveaux historiquement hauts durant 4 ans (dans les 100 $ le baril). Donc, vu l'argent coulait à flot à ce moment-là pour les compagnies pétrolières, déplacer une plateforme pétrolière devait représenter un coût dérisoire.


Ou alors, peut-être qu'à la base, il s'agissait d'une ancienne plateforme désaffectée qui a été amenée là, mais qui n'a pas servi entre 2001 et 2010. Il n'y aurait jamais eu de forage ultra-profond ni d'exploitation pétrolière à cet endroit. Ensuite, au moment de la soi-disant catastrophe, on l'a dynamitée. Donc là, ça n'aurait rien coûté, puisqu'à la base, il aurait fallu de toute façon détruire la plateforme en question. Peut-être même qu'ils ont fait des économies. Peut-être qu'il s'agissait d'une plateforme qui, à l'origine, devait être détruite pièce par pièce, ce qui coute extrêmement cher. Donc, en l'amenant là en 2001, puis en la dynamitant en 2010, la compagnie pétrolière aurait gagné énormément d'argent.


3) Les restrictions d'accès aux plages


Comme on peut le voir dans l'extrait de Wikipédia, les restrictions d'accès ont été poussées encore plus loin. Le gouvernement a également interdit d'aller sur les plages soi-disant touchées par la marée noire, aussi bien aux journalistes qu'aux particuliers.

J'ai pensé initialement que cette interdiction avait servi à masquer le fait qu'il n'y avait aucune marée noire sur les plages. Comme l'ampleur réelle de la pollution n'avait rien à voir avec son ampleur supposée, il fallait masquer ça. D'où le fait de restreindre l'accès aux plages.

Mais, comme la plateforme était située loin en mer, les responsables de BP pouvaient dire qu'une bonne partie avait été récupérée, qu'une autre s'était dispersée, qu'une autre avait été brulée, etc…

C'est d'ailleurs ce qui est dit sur Wikipédia : "Selon BP, seul 26 % du pétrole serait toujours à l'état de brut dans le golfe début 2011 : 17 % du pétrole déversé aurait été récupéré à la tête du puits, 16 % se serait dilué naturellement, 3 % aurait été récupéré à la surface par des bateaux-écrémeurs, 5 % aurait été brûlé, 25 % se serait évaporé et 8 % aurait été dilué chimiquement".

Ensuite, ils pouvaient très bien faire dégazer quelques bateaux près de certaines plages pour donner une réalité minimum à l'affaire.

A cause de ça, il était parfaitement normal, officiellement, que les plages n'aient pas été très impactées par la marée noire. Donc, il n'y avait pas besoin d'interdire leur accès pour empêcher les gens de constater qu'il n'y avait pas grand-chose à voir.

Donc, je pense plutôt que cette histoire a servi au contraire à alimenter l'opération psychologique initiale, c'est-à-dire à renforcer l'idée que BP cachait que la catastrophe était d'une ampleur bien supérieure à celle reconnue officiellement. Si on a fait mine d'interdire les plages aux journalistes et aux gens, c'était pour ça ; c'était pour que ces derniers croient que la  catastrophe était bien plus grave que ce qu'on leur disait. Ca permettait d'appuyer l'idée que la fuite était incontrôlable et la pression forcément très élevée. Ce qui veut dire que les forages ultra-profonds sont dangereux.

Mais en tout cas, il clair que ça fait partie d'une opération psychologique. Depuis quand un gouvernement empêche de constater une marée noire sur les plages ? Ça n'a aucun sens. Ça n'a rien de secret. Sauf si on veut cacher quelque chose… ou faire croire aux gens qu'il y a quelque chose à cacher.

Il faut noter également que l'essentiel du pouvoir de décision a été donné à BP. Là-aussi, c'était fait pour renforcer l'impact de l'opération psychologique. Avec BP à la tête de l'opération, on pouvait suggérer au grand public que les restrictions d'accès des journalistes aux plages ou à la plateforme pétrolière avaient pour but de masquer l'ampleur réelle de la catastrophe et de protéger BP. Alors que ça aurait été beaucoup moins évident si ça avait été le gouvernement américain qui avait dirigé les opérations.

Quoi qu'il en soit, sur les plages non plus, il n'y a pas de preuves de la supposée catastrophe. Jusqu'à nouvel ordre, il n'y a pas eu de pollution massive sur les plages. Il y en a peut-être eu quelques-unes de souillées. Mais c'est tout. Et dans ce cas, il est tout à fait possible que la pollution en question ait été organisée via quelques dégazages de navire près des côtes, ou via des camions ayant déversé du mazout directement sur quelques plages. Tout ça pour fournir des images à destination du grand public. Mais il est possible aussi que l'essentiel des images aient été truquées par ordinateur ou aient été piochées dans des banques d'images (spécialement pour les gros plans).


4) Documents


Comme il n'y a pas de raisons de me croire sur parole, voici des documents montrant que l'affaire a été relayée sur de nombreux sites, de la manière que j'ai décrite.


- Sur les sites mainstream


Sur le site "livescience.com", on a l'article "Pourquoi le forage offshore est si dangereux" (28 mai 2010) :

"La fuite de pétrole du Golfe du Mexique a soulevé des objections contre le forage offshore. Après des décennies de débats houleux, cet incident a mis en lumière ses dangers et son impact sur l'environnement.

Le forage en mer, le processus d'extraction des ressources de pétrole et de gaz à partir d'emplacements sous-marins, y compris les lacs, a été réalisé sur des sites de plus en plus profonds et de plus en plus au large au cours des dernières années, vu que les réserves de carburant fossile peu profondes et les emplacements de forage près des côtes se sont épuisés.

Mais avec des profondeurs de forage plus importantes vient un danger accru incluant des risques augmentés d'accidents, de fuites et d'incendies, selon la National Oceanic and Atmospheric Administration (NOAA).

"Les supermajors (ie. les six plus grosses compagnies pétrolières) ont perpétué le mythe dangereux que le forage du littoral est une entreprise complètement sûr, mais les accidents de ce genre sont un discret rappel montrant à quel point ceci est loin de la vérité", a déclaré le sénateur démocrate Robert Menendez dans un communiqué de presse. "Le fait est que 509 feux de plateformes pétrolières ont éclaté dans le Golfe du Mexique depuis 2006.""

"Une raison à ce risque accru est le besoin en équipements complexes pour forer à de telles profondeurs. Comme le forage en mer continue à être poussé à de nouvelles profondeurs, avec les compagnies pétrolières continuant à forer dans des eaux sans cesse plus profondes et pénétrant plus loin sous le sol, la technologie nécessaire pour réaliser ces exploits est extrêmement complexe et pas totalement infaillible.

C'est un système sacrément complexe, a déclaré Robert Bea, professeur d'ingénierie à l'Université de Californie, Berkeley, dans une interview à Yale Environment 360, une publication de l'Université de Yale. Vous avez du matériel et de l'acier étendus sur une longue distance à partir de la surface et se terminant à 18 000 pieds sous le fond de la mer. Il y a donc beaucoup de points faibles potentiels. Tout comme la tempête de Katrina a révélé des faiblesses dans les digues, le gaz aime trouver des faiblesses dans tout ce que nous connectons à cette source.

Une autre raison à ce danger sont les environnements marins difficiles qui posent des défis d'ingénierie à l'équipement de forage offshore. Les phénomènes météorologiques violents, la glace et les tempêtes présentent des risques pour le fonctionnement des plates-formes, et leur distance par rapport à la terre rend plus difficile pour le personnel de sauvetage d'atteindre rapidement les zones en situation d'urgence.

L'inexpérience des compagnies pétrolières concernant les opérations menées à ces profondeurs est un troisième problème."

Donc, livescience dit clairement que les forages offshores très profonds sont dangereux. Et livescience est un site à priori très suivi, puisque Wikipédia nous dit que ses articles sont repris sur Yahoo, MSNBC, AOL et Fox News.


On a un autre article sur le site du journal "der speigel" (13 mai 2010) avec le titre suivant "La traque risquée des dernières réserves de pétrole : le forage offshore a-t-il un avenir ?" :

"Un déluge sans précédent de plaintes a frappé BP et Transocean, la société qui exploitait la plateforme Deepwater Horizon. "Ce qui est arrivé dans le Golfe du Mexique est précisément ce contre quoi nous avons toujours mis en garde", a critiqué le géologue Klaus Bitzer à l'Association pour l'étude du pic pétrolier et gazier. "Ils interfèrent avec des choses auxquelles il vaut mieux ne pas toucher."

Si les compagnies pétrolières continuent de forer dans des eaux de plus en plus profondes, prédit le professeur à l'Université de Bayreuth en Allemagne du Sud, nous pouvons nous attendre à ce que des catastrophes comme celle-ci deviennent de plus en plus fréquentes au large des côtes de la Louisiane, de l'Alabama, du Mississippi et de la Floride. Pour l'instant on ne sait pas dans quelle mesure BP est en faute dans la catastrophe, dit Bitzer, "mais il y a une accusation que nous pouvons faire à l'encontre l'industrie aujourd'hui : un refus farouche de reconnaître la réalité concernant l'évaluation des possibilités futures de la production pétrolière.""

"A une profondeur de 1500 mètres, l'eau est à 5 degrés centigrades (41 degrés Fahrenheit), tandis que l'huile jaillit du sol à des températures presque bouillantes. Le résultat est un stress extrême sur les matériaux.
Pendant ce temps, les ingénieurs sont en train de forer toujours plus profondément. La plateforme Deepwater Horizon, construit en 2001, était l'une des plateformes de forage les plus modernes au monde, capable de résister à des vagues 12 mètres (40 pieds) et des vents de la force d'un ouragan. La plate-forme fonctionne même à des profondeurs allant jusqu'à 3000 mètres (10 000 pieds).

Les risques sont considérables. "Les exigences techniques du forage sont amplifiées considérablement avec la profondeur", explique Tim Robertson de la société de conseil " Nuka Research and Planning Group", située à Seldovia, en Alaska. Les forts courants d'eau profonde stressent souvent les élévateurs. En outre, l'huile doit être aussi chaude que possible, pour empêcher le gaz naturel qu'il contient de geler avec l'eau de mer et de former des composés appelés hydrates de gaz, qui peuvent obstruer les tuyaux.

Mais par-dessus tout, c'est l'énorme pression dans les réservoirs souterrains qui rend le travail si dangereux. Les compagnies pétrolières forent dans des couches de roches où chaque centimètre carré est soumis à une pression équivalente au poids d'une voiture de taille moyenne. Le forage dans un tel réservoir de pétrole ou de gaz présente un risque que les combustibles remontent de manière explosive et incontrôlée."

Donc, sur ce journal a très grand tirage, on précise un peu plus les choses et on nous dit qu'en plus des autres problèmes techniques, c'est surtout l'énorme pression dans les réservoirs qui rend les forages offshore profonds extrêmement dangereux.

Sur "Slate" (9 juin 2010), autre journal américain très lu (6 millions de lecteurs selon Wikipédia), et qui a par ailleurs une version française, on a l'article suivant : "Forage en eaux profondes: le bricolage post-catastrophe" :

"Ce 20 avril doit marquer la fin du forage avec diverses procédures, l'une d'elles étant le cimentage du puits sur quelques centaines de mètres, afin de former un bouchon (un "plug" dans le jargon pétrolier) qui sera rouvert lors de l'entrée en production ultérieure, en général au moment de la construction des infrastructures de traitement et d'acheminement des hydrocarbures. Cela consiste à faire descendre du ciment en lieu et place de la fameuse boue.

Une chaîne d'erreurs humaines et de mauvaises décisions vont amener les techniciens à retirer la lourde boue de forage pour la remplacer par de l'eau salée, procédure courante pour les puits sans risques où la pression est faible. Ce qui n'était pas le cas du forage de BP. Schématiquement, dès que l'eau de mer, bien plus légère que la boue, s'est trouvée incapable de contrer la pression du réservoir, le gaz, suivi par le pétrole,  s'est mis à remonter à toute vitesse le conduit brûlant, s'enflammant sous l'effet de la température et de la friction, et déclenchant une explosion sur la plateforme, tuant 11 techniciens, déclenchant une série d'incendies qui ont fait fondre  peu à peu toute la structure. En 24 heures, la plateforme Deepwater Horizon, sombrait."

Donc voilà, si la catastrophe a eu lieu, c'est bien sûr à cause d'une erreur humaine, mais aussi à cause de la grande pression dans le réservoir. Donc, forage ultra-profond = grande pression = danger important d'accident.


Sur le site de CBS News (16 mai 2010), chaine d'information ayant des dizaines de millions de téléspectateurs et auditeurs (l'article est tiré d'une vidéo de CBS qu'on trouve ici. Le passage en question se trouve à 2mn40) :

"Deepwater Horizon était dans 5.000 pieds d'eau, et forait à 13.000 pieds de profondeurs de plus, un total de 3,5 miles. L'huile et le gaz se trouvant là sont à une pression énorme. Et la clef pour garder cette pression sous contrôle est ce fluide que les foreurs appellent "la boue". La boue est un fluide artificiel, qui est pompé sous le puit et soutient les côtés dans une circulation continuelle. Le poids de ce fluide garde le pétrole et le gaz en dessous, et le puit sous contrôle."


Sur Agoravox, (27 mai 2010). Ce site, lui aussi assez suivi, est un peu à la frontière. Il contient généralement des articles à tendance mainstream, mais supposément avec de l'esprit critique. Et de temps à autre, on évoque des théories conspirationnistes. Le présent papier était mainstream :

"Tel que vu dans l'article " Le Tchernobyl des pétrolières ", la situation dans le Golfe du Mexique n'est guère reluisante. En fait, il pourrait s'agir de la pire catastrophe pétrolière jamais connue. Et cela se poursuit de plus belle : le geyser de pétrole perforé par l'avarice des pétrolières dans une des réserves les plus profondes et pressurisées de la planète continue de jaillir sans arrêt dans le fond du Golfe."

Donc, même chose, réserves ultra-profondes = pression extrême = très grand danger de catastrophe

Alors, tous les articles sur le sujet n'ont pas parlé de ça. La plus grande partie d'entre eux s'est concentrée sur la catastrophe écologique. Mais quand les articles abordent les raisons de la catastrophe, on tombe souvent sur l'idée que la pression était énorme et que ça a grandement participé au problème.

Aucun commentaire: